TUNISIA REPUBLIC | MINISTRY OF AGRICULTURE, HYDRAULIC RESOURCES AND FISHING

TUNISIA REPUBLIC

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures visant à garantir la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation dans le gouvernorat de Tozeur. Parmi les principales dispositions figurent l’équipement de 10 nouveaux puits et leur raccordement aux réseaux d’irrigation, ainsi que l’intégration des puits endommagés dans le plan quinquennal, avec la mobilisation des crédits nécessaires à leur réalisation selon les priorités. Le programme prévoit également l’entretien et le renouvellement des réseaux d’irrigation, ainsi que la réparation des pannes afin d’assurer la continuité des cycles de distribution de l’eau.
Dans une réponse à une question écrite du député à l’Assemblée des représentants du peuple, Ramzi Chtaoui, portant sur la situation de l’eau d’irrigation dans le gouvernorat de Tozeur et les mesures prises pour sauver le système d’irrigation, le ministère a indiqué que ses services assurent un suivi périodique des caractéristiques des puits, notamment leur débit, leur taux de salinité et le niveau de la nappe phréatique, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation.
Concernant les causes des coupures d’eau d’irrigation malgré le paiement effectué par les agriculteurs, le ministère a expliqué que celles-ci sont principalement dues aux dettes accumulées par les groupements de développement agricole envers la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Il a précisé que, malgré l’organisation de journées de sensibilisation et la prolongation des délais, les montants dus n’ont pas été réglés, ce qui a entraîné des coupures d’électricité.
Le ministère a ajouté qu’un accord a ensuite été conclu avec les présidents des groupements, prévoyant le recouvrement de 40 % des dettes de l’année 2025. Le reste des dettes des groupements sera rééchelonné sur une période de sept ans, conformément à la décision présidentielle.
S’agissant de la révision du système de gestion de l’eau d’irrigation, le ministère a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant à associer la société civile à la gestion, de manière à permettre l’accès aux programmes de financement et de soutien.
Les programmes destinés à protéger le système oasien et à garantir sa durabilité comprennent également un projet de remplacement des puits profonds, pour un coût estimé à près de 50 millions de dinars. Les travaux devraient démarrer effectivement en 2027. Le projet vise à protéger les ressources hydriques, à rationaliser la consommation d’eau et à lutter contre la désertification. Il prévoit notamment le forage de puits profonds, la mise en place de réseaux d’irrigation et d’ouvrages hydrauliques, ainsi que la création de réseaux d’assainissement et de drainage.
Par ailleurs, le taux d’avancement du projet de développement rural intégré à Hazoua et Tamerza a atteint environ 70 %, pour un coût estimé à près de 16 millions de dinars. Des projets supplémentaires, financés sur le budget de l’État, ont également été programmés, dont l’aménagement de périmètres irrigués à Chbeb Jhim, Dhahria, Bir Roumi, Mzara et Chakmou, ainsi que la création et la réhabilitation de systèmes de refroidissement de l’eau.
Selon le ministère, les opérations d’entretien et de curage des réseaux d’irrigation et de drainage se poursuivent avec des crédits annuels compris entre 800 000 et un million de dinars, dans le but d’améliorer le rendement des réseaux et de garantir la durabilité du système d’irrigation dans la région.
 
source: tunisienumerique.com