Entre la vague de chaleur, les perturbations électriques et la menace persistante de maladies animales, le secteur de l’élevage tunisien fait face à une période particulièrement sensible. Pour prévenir tout risque sanitaire et protéger le cheptel national, la Direction générale des services vétérinaires a décidé de renforcer la vigilance sur l’ensemble du territoire.
Relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, la Direction générale des services vétérinaires a ordonné une mobilisation générale de ses structures régionales. Cette mesure vise à intensifier la surveillance épidémiologique, à améliorer la réactivité des équipes et à préserver la sécurité sanitaire des produits d’origine animale.
Une vigilance renforcée face aux risques sanitaires
Cette orientation a été annoncée lors de la réunion périodique des chefs de districts vétérinaires, tenue lundi.
La rencontre a permis d’évaluer la situation sanitaire du cheptel national, d’examiner les capacités d’intervention des équipes sur le terrain et de faire le point sur les menaces sanitaires susceptibles d’affecter les différentes filières d’élevage.
Face aux risques régionaux potentiels, la Direction générale des services vétérinaires a insisté sur le maintien d’un niveau d’alerte élevé afin de prévenir l’introduction ou la propagation de maladies animales émergentes et de zoonoses transmissibles à l’être humain.
Vague de chaleur et coupures d’électricité : les élevages sous pression
Les participants ont également examiné les conséquences de la vague de chaleur exceptionnelle et des coupures répétées d’électricité sur les exploitations d’élevage.
Ces perturbations peuvent notamment affecter l’aération des bâtiments, les systèmes d’abreuvement, les équipements de refroidissement ainsi que les conditions de conservation des aliments et des produits vétérinaires.
Pour limiter les pertes, les services vétérinaires régionaux et locaux poursuivent leurs interventions auprès des éleveurs. Leur mission consiste à fournir une assistance technique, à évaluer les dommages enregistrés et à proposer des solutions d’urgence adaptées à chaque filière.
Ces actions visent également à renforcer la capacité des professionnels à faire face aux épisodes climatiques extrêmes et aux défaillances techniques susceptibles de perturber la production.
Une gestion stricte des stocks de vaccins
La réunion a par ailleurs été consacrée à l’examen de l’état des réserves nationales de vaccins vétérinaires.
La Direction générale a appelé à une gestion rigoureuse de ces stocks stratégiques, en insistant sur le respect strict de la chaîne du froid et sur l’accélération de la distribution vers les différentes régions.
L’objectif est d’éviter toute rupture d’approvisionnement et d’assurer la continuité des campagnes de vaccination, notamment dans les zones présentant un risque sanitaire élevé.
Préparatifs de la campagne d’automne contre la rage
Les services vétérinaires ont également lancé les préparatifs de la campagne automnale de vaccination contre la rage.
Cette campagne devra accorder une attention particulière à l’amélioration du taux de couverture vaccinale et à la mobilisation des structures locales, des vétérinaires et des collectivités concernées.
Les préparatifs porteront aussi sur l’organisation des activités prévues à l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, afin de sensibiliser davantage la population aux moyens de prévention et à l’importance de la vaccination des animaux.
Priorité à la prévention et à l’intervention rapide
À l’issue de la réunion, le directeur général des services vétérinaires a salué les efforts déployés par les cadres et les techniciens mobilisés sur le terrain.
Il a rappelé que la situation actuelle exigeait une coordination étroite entre les structures centrales et régionales, ainsi qu’une approche proactive fondée sur la prévention, l’anticipation des risques et la rapidité des interventions.