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TUNISIA REPUBLIC

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a institué mardi 22 juillet 2014 un mécanisme inédit de financement destiné à la mise en œuvre de l'accord sur la simplification des procédures douanières. Cette initiative répond aux craintes des pays les moins avancés et de ceux d'Afrique-Caraïbes-Pacifique de ne pas pouvoir disposer des ressources matérielles nécessaires pour mener à bien les réformes exigées par ce texte signé à Bali. Fin juin, ce petit groupe d'Etats membres avait menacé d'en faire échouer l'adoption finale.
Dorénavant, l'OMC sera dotée d'un - modeste - fonds de dernier recours, censé palier les éventuelles carences, ou absences, de dons issus d'autres canaux institutionnels (Banque mondiale, banques régionales de développement, etc.). Pour l'heure, seules l'Australie et la Norvège ont versé quelque 2 millions de dollars pour alimenter cette nouvelle structure. A raison d'un plafond de 230?000 dollars par pays demandeur, l'enveloppe actuellement disponible permettrait déjà, et en théorie, d'accompagner une dizaine d'Etats dans leur mise en conformité douanière (notification, formation, adaptation législative nationale, etc.).
Ce nouveau dispositif de l'OMC n'est toutefois pas destiné à moderniser certaines infrastructures utiles pour fluidifier le transit aux frontières, comme des terminaux portuaires, des routes ou des projets de télécommunication. La Banque mondiale et l'Union européenne ont, pour ce faire, dernièrement débloqué l'équivalent de respectivement 30 millions de dollars et 400 millions d'euros (disponibles à travers divers programmes d'aide au développement existants).
Déminage toujours en cours
Bilan: en créant ce nouveau mécanisme de financement, l'OMC désamorce une première mine - posée par certains pays africains - ayant entravé sa progression sur la voie d'une mise en œuvre de l'accord sur la facilitation des échanges. Cependant, il lui reste encore à enrayer, d'ici au 31 juillet, la bombe indienne qui menace toujours de dynamiter le chemin vers l'après-Bali.
La semaine dernière, des négociations intensives ont eu lieu lors de la réunion ministérielle du G20 à Sydney (Australie). Mais les désaccords, sur les questions agricoles (sécurité alimentaire), entre le nouveau gouvernement indien et Washington semblent s'être amplifiés.
Un veto de New Delhi bloque toujours toute perspective de progrès. Des tractations sont prévues aujourd'hui, veille de la dernière séance du Conseil général de l'OMC avant la coupure estivale.

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