Sept cents scientifiques de soixante-quinze pays ont récemment échangé à Montpellier sur des pratiques « climato-intelligentes ». Leurs propositions seront soumises au sommet sur le climat, en décembre, à Paris.
Le concept de CSA, Climate Smart Agriculture, est né en 2010 aux Pays-Bas lors d'un sommet de la FAO, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.
La communauté scientifique agricole internationale, qui travaillait sur les questions de sécurité alimentaire, s'est trouvée brutalement confrontée au phénomène du réchauffement climatique. Il fallait aborder les deux problèmes de fond en même temps. C'est le point de départ de la Climate Smart Agriculture. La FAO l'a traduite en français par « agriculture climato-intelligente ».
Elle repose sur trois piliers : la sécurité alimentaire, l'adaptation au changement climatique et la résilience, la capacité à s'adapter aux aléas météorologiques.
L'agriculture est victime du réchauffement climatique à cause des pertes de rendements et des sécheresses plus fréquentes.
Elle est aussi coupable, car elle rejette 24% des gaz à effet de serre liés aux excès d'engrais minéraux, à la mauvaise conduite d'élevages et à la riziculture inondée. Les bactéries présentes naturellement dans les rizières relarguent beaucoup de gaz carbonique.
L'autre gros pourvoyeur de gaz à effet de serre est la déforestation. Elle pèse pour près de la moitié des émissions liées à l'agriculture.
Le réchauffement touchera davantage les tropiques que les zones tempérées. Sur ces terres déjà vulnérables, les paysans devront décaler les dates de semis, mélanger les espèces et même déménager les cultures d'une zone à l'autre. Leurs collègues du Nord devront aussi s'adapter à la hausse de 2 degrés attendue en 2050.
Leurs efforts porteront en particulier sur le stockage du carbone dans les forêts, les cultures et la matière organique du sol.
L'agriculture dite de conservation avec le non-labour, les couverts végétaux, les rotations, a une grande carte à jouer dans le stockage du carbone. « Il faut désormais changer les politiques agricoles et financières pour porter cette agriculture », soulignent les participants au colloque de Montpellier.
Source : ouest-france.fr
Le concept de CSA, Climate Smart Agriculture, est né en 2010 aux Pays-Bas lors d'un sommet de la FAO, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.
La communauté scientifique agricole internationale, qui travaillait sur les questions de sécurité alimentaire, s'est trouvée brutalement confrontée au phénomène du réchauffement climatique. Il fallait aborder les deux problèmes de fond en même temps. C'est le point de départ de la Climate Smart Agriculture. La FAO l'a traduite en français par « agriculture climato-intelligente ».
Elle repose sur trois piliers : la sécurité alimentaire, l'adaptation au changement climatique et la résilience, la capacité à s'adapter aux aléas météorologiques.
L'agriculture est victime du réchauffement climatique à cause des pertes de rendements et des sécheresses plus fréquentes.
Elle est aussi coupable, car elle rejette 24% des gaz à effet de serre liés aux excès d'engrais minéraux, à la mauvaise conduite d'élevages et à la riziculture inondée. Les bactéries présentes naturellement dans les rizières relarguent beaucoup de gaz carbonique.
L'autre gros pourvoyeur de gaz à effet de serre est la déforestation. Elle pèse pour près de la moitié des émissions liées à l'agriculture.
Le réchauffement touchera davantage les tropiques que les zones tempérées. Sur ces terres déjà vulnérables, les paysans devront décaler les dates de semis, mélanger les espèces et même déménager les cultures d'une zone à l'autre. Leurs collègues du Nord devront aussi s'adapter à la hausse de 2 degrés attendue en 2050.
Leurs efforts porteront en particulier sur le stockage du carbone dans les forêts, les cultures et la matière organique du sol.
L'agriculture dite de conservation avec le non-labour, les couverts végétaux, les rotations, a une grande carte à jouer dans le stockage du carbone. « Il faut désormais changer les politiques agricoles et financières pour porter cette agriculture », soulignent les participants au colloque de Montpellier.
Source : ouest-france.fr