TUNISIA REPUBLIC | MINISTRY OF AGRICULTURE, HYDRAULIC RESOURCES AND FISHING

TUNISIA REPUBLIC

Le pays a récemment connu une accélération de la disparition de ses colonies d’abeilles. En effet, souligne le département d’état américain à l’agriculture (USDA) les pertes subies par les colonies d’abeilles sont passées de 34,2% entre avril 2013 et avril 2014 à 42,1% un an plus tard.
L’USDA rappelle qu’au-delà d’un taux de perte de 18,7%, la situation économique des producteurs commence à devenir difficilement tenable. Quid des raisons du drame? Les néonicotinoïdes, sont montrés du doigt par les producteurs, les défenseurs de l’environnement et même certains scientifiques, indique le site internet Zone bourse.
Mais ces insecticides destinés au traitement de céréales ou encore de pelouses ont trouvé des défenseurs en la personne de leurs fabricants. En effet, pour des compagnies comme Bayer et Syngenta, géants mondiaux des produits phytosanitaires, des insectes nuisibles aux colonies pourraient être la cause de la raréfaction des abeilles. Un argument qui n’a pas convaincu  certains vendeurs de matériel de jardin, qui pensent de plus en plus que ces firmes font leur miel sur le dos des abeilles et qui ont donc entamé le retrait de ces néonicotinoïdes de leurs rayons. Un verdict qui sera confirmé ou annulé par l’agence fédérale de protection de l’environnement des USA qui réalise actuellement une batterie de tests relative aux effets du produit.
En Afrique, cette affaire pourrait apporter de l’eau au moulin des détracteurs d’une agriculture exclusivement chimique prônée par certains sous couvert d’impératif de développement agricole. Le continent qui est à la croisée des chemins hésite encore, soit à copier le modèle de développement agricole occidental qui mise presque essentiellement sur les produits chimiques, ou céder aux sirènes de l’agriculture biologique, ou encore trouver un bon compromis entre ces deux modèles.
Source : agenceecofin.com.