Selon le dernier rapport de la Banque mondiale intitulé «High and dry: Climate change, Water and the Economy», les besoins en eau sont en hausse exponentielle sous la pression conjuguée de la croissance démographique et de l'expansion des villes. Dans le même temps, le changement climatique va fortement impacter l'approvisionnement en eau, avec un régime des pluies plus erratique et incertain. Les changements climatiques vont exacerber les problèmes de sécurité alimentaire, affirme le rapport de la Banque mondiale intitulé Changement climatique, l’eau et l’économie. Une pluviométrie plus aléatoire risque de perturber la production agricole. Le cycle des inondations et des sécheresses associé au phénomène El Nino pèse déjà sur la production agricole, comme on a pu le constater ces derniers mois en Afrique Australe et en Ethiopie. Pour nourrir 9 milliards d’habitants, la hausse de la production alimentaire va se heurter à des ressources en eau plus incertaines et à une concurrence croissante entre les différents usages de l'eau : agriculture, énergie, industrie et eau potable. Le changement climatique va modifier la quantité d'eau disponible, à la fois par des déplacements géographiques et saisonniers. La hausse des températures va causer plus d'évaporation et augmenter les besoins en eau pour les cultures et le bétail.
L'intensification de la production alimentaire depuis les années 1970 a connu un grand succès pour l'alimentation d'une population mondiale en croissance rapide. Il est de plus en plus clair que les rendements commencent à plafonner dans certaines régions. Lorsque les eaux de surface ne sont pas disponibles, on se tourne vers les eaux souterraines. Cependant, une grande partie des nappes aquifères du monde sont déjà fortement exploitées.
Au Moyen-orient et en Afrique du Nord, la faiblesse des pluies et le recours aux eaux souterraines non renouvelables rendent l'agriculture particulièrement difficile et coûteuse. L’Afrique du Nord et sahélienne, le Moyen-Orient, mais aussi l’Inde et la Chine sont les espaces les plus menacés par l’insuffisance de la ressource en eau.
L’Asie du Sud, très dépendante de l'irrigation par les eaux souterraines, a peu d'eau supplémentaire disponible pour augmenter la production agricole ou compenser les changements liés à la mousson et au ruissellement en provenance de l’Himalaya.
Le risque est très important dans les grands bassins fluviaux, comme le Yangtze, le Gange et l'Indus, qui dépendent de la fonte des glaciers et des accumulations de neige dans l’Himalaya. Des crises soudaines provoquées par des sécheresses vont frapper des régions déjà instables avec de graves conséquences économiques. A moins que des mesures soient prises rapidement, l'eau va se raréfier dans les régions où elle est actuellement abondante en Afrique centrale et en Asie de l'Est et la situation va devenir critique dans d'autres régions comme le Moyen-Orient et le Sahel, là où elle est déjà rare. La flambée des prix alimentaires provoquée par la sécheresse peut précipiter les conflits latents et les flux migratoires.
Source : www. geopolis.francetvinfo.fr
L'intensification de la production alimentaire depuis les années 1970 a connu un grand succès pour l'alimentation d'une population mondiale en croissance rapide. Il est de plus en plus clair que les rendements commencent à plafonner dans certaines régions. Lorsque les eaux de surface ne sont pas disponibles, on se tourne vers les eaux souterraines. Cependant, une grande partie des nappes aquifères du monde sont déjà fortement exploitées.
Au Moyen-orient et en Afrique du Nord, la faiblesse des pluies et le recours aux eaux souterraines non renouvelables rendent l'agriculture particulièrement difficile et coûteuse. L’Afrique du Nord et sahélienne, le Moyen-Orient, mais aussi l’Inde et la Chine sont les espaces les plus menacés par l’insuffisance de la ressource en eau.
L’Asie du Sud, très dépendante de l'irrigation par les eaux souterraines, a peu d'eau supplémentaire disponible pour augmenter la production agricole ou compenser les changements liés à la mousson et au ruissellement en provenance de l’Himalaya.
Le risque est très important dans les grands bassins fluviaux, comme le Yangtze, le Gange et l'Indus, qui dépendent de la fonte des glaciers et des accumulations de neige dans l’Himalaya. Des crises soudaines provoquées par des sécheresses vont frapper des régions déjà instables avec de graves conséquences économiques. A moins que des mesures soient prises rapidement, l'eau va se raréfier dans les régions où elle est actuellement abondante en Afrique centrale et en Asie de l'Est et la situation va devenir critique dans d'autres régions comme le Moyen-Orient et le Sahel, là où elle est déjà rare. La flambée des prix alimentaires provoquée par la sécheresse peut précipiter les conflits latents et les flux migratoires.
Source : www. geopolis.francetvinfo.fr