La saison de récolte des betteraves à sucre a démarré mardi à Jendouba, à un moment où toute la filière souffre de difficultés relatives, notamment à la réduction des superficies cultivées, à l’augmentation du coût de production ainsi qu'à l’endettement des agriculteurs.
Les superficies consacrées à la betterave à sucre dans le gouvernorat de Jendouba s’élève à 700 ha soit 45% de la superficie totale consacrée à cette culture.
Le président de l’Union Régionale de l’Agriculture et de la Pêche a considéré que le prix fixé pour l’achat des betteraves de sucre, l’augmentation des coûts de production, l’endettement lié à l’eau d’irrigation, la concurrence des autres produits agricoles, le manque des encouragements…sont autant de facteurs qui expliquent la réticence des agriculteurs vis-à-vis de l’intégration de cette culture.
Le Ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, qui a donné le coup d’envoi de la saison de récolte des betteraves de sucre , a souligné l’importance de la filière sur le plan économique et social, appelant à organiser des campagnes de sensibilisation pour encourager les agriculteurs à cultiver ce légume.
Il a déclaré qu’il faut se pencher sur les difficultés du secteur et notamment l’endettement du à l’eau d’irrigation, le prix du kilo de sucre, relevant la nécessité d'étendre les superficies consacrées à cette production pour répondre aux besoins de l’usine de Betterave de sucre à Ben Béchir du gouvernorat de Jendouba.
L'usine de betterave à sucre dans la région travaille à moins du quart de sa capacité journalière qui dépasse les 4 mille tonnes par jour et est menacée dans sa survie, a indiqué le directeur de la production agricole au sein de l'usine.
D'après les rapports du ministère du commerce, l'usine ne produit que 6% des besoins du pays en sucre, ce qui oblige ce dernier à avoir recours à des importations en devises.
Source : TAP.