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Les derniers efforts de la Commission pour rendre le système alimentaire de l’UE plus durable risquent involontairement d’encourager des pratiques agricoles non durables à l’étranger, ont signalé les ministres européens de l’Agriculture Lors d’un Conseil AGRIPECHE informel.Plusieurs États membres se disent inquiets quant au risque d’asymétries entre les nouvelles exigences élevées imposées aux agriculteurs européens et les normes moins strictes pour les produits importés.
Selon le ministre espagnol, l’obligation de respecter ces objectifs ambitieux pourrait entraîner d’autres coûts pour les pays de l’UE dépendant d’importations de pays tiers, qui ne sont pas soumis à ces exigences en matière de durabilité des produits.
Le représentant de l’Italie se demande aussi comment la Commission entend assurer l’harmonisation des règles de durabilité au niveau international afin d’éviter tout risque de délocalisation des pratiques non durables. Si le coût des produits venait à augmenter après avoir mis en place la stratégie, cela nuirait à la compétitivité des denrées alimentaires de l’UE sur la scène mondiale et au sein même du marché unique.
L’Allemagne, souhaite ériger la politique alimentaire européenne en norme mondiale pour écarter une telle éventualité.« Nous devons éviter que la production ne se déplace vers d’autres régions dont la législation environnementale ne correspond pas à nos exigences », déclare la ministre allemande de l’Agriculture en évoquant la déforestation liée aux pratiques agricoles dans les pays tiers.
Les deux stratégies définissent la politique alimentaire phare par laquelle l’UE souhaite transformer radicalement la manière dont la nourriture est produite, distribuée et consommée en Europe d’ici 2030.
Lors de la réunion, les 27 ministres ont salué l’ambition des deux projets d’un point de vue global, mais ont demandé à la Commission d’expliquer plus concrètement comment mesurer les résultats et mettre en œuvre les objectifs généraux. Les États membres souhaitent en savoir plus sur la méthodologie, l’étalonnage concurrentiel, les niveaux de référence et les ressources financières afin de calculer les objectifs à atteindre en fonction leur propre situation.
Dans ses deux stratégies, la Commission propose, par rapport aux niveaux actuels, de réduire de moitié l’utilisation et le risque de pesticides d’ici 2030. Elle souhaite également baisser de 20 % l’utilisation des engrais et diminuer de 50 % de la vente d’antibiotiques pour l’agriculture et l’aquaculture.

source:euractiv.fr