Le rapport USDA de la semaine dernière révisait à la hausse la production mondiale de blé et son stock prévisionnel fin de campagne prochaine en mettant un peu de pression sur les cours. Toutefois, cet alourdissement des bilans se concentrait essentiellement en dehors des 8 principaux pays exportateurs, d’où les hésitations des opérateurs.
Les marchés pétroliers cèdent du terrain en ce début de semaine avec des cours du pétrole affichés à 35.10 usd/baril sur New York. L’euro quant à lui évolue peu à 1.1210 contre usd ce matin.
Les USA ont une nouvelle fois vendu 120 000 t de soja vendredi à destination non communiquée. L’activité sur la scène internationale, en dehors du soja, demeure calme. Les incertitudes sur la dynamique de la demande demeurent un élément clé du marché.
FranceAgriMer laissait inchangé son crop rating en blé et orges d’hiver respectivement à 56 % et 52 %. L’orge de printemps voyait son crop rating une nouvelle fois dégradé à 54 % et son maïs à 83 % (contre 85 % semaine passée).
Les cours du colza affichaient une certaine fermeté vendredi. Néanmoins le repli du pétrole et du palme ce matin pourrait limiter le potentiel de hausse au moins à court terme.
Les marchés américains évoluaient peu vendredi.Les cours du blé et du maïs restent sous la pression de bilans prévisionnels mondiaux lourds pour la prochaine campagne, avec toutefois des niveaux de prix actuels affichés sur des niveaux bas.
Seul le soja tire son épingle du jeu pour le moment, avec une demande chinoise qui ne se dément pas. Toutefois les craintes liées à un retour de la pandémie en Chine incitent les analystes à la plus grande prudence.
Le maïs entre dans une phase dite sensible d’un point de vue météorologique. Cela pourrait inciter les fonds qui affichent une position nette très vendeuse à couvrir leurs positions au moindre risque climatique. Les fonds se montraient encore vendredi net vendeurs en maïs pour 1 500 lots et nets acheteurs pour 5 500 lots de soja et 2 500 lots de blé.
Pour le marché mer Noire, la semaine dernière les semis se sont achevés en Ukraine avec des surfaces records de maïs et de tournesol, les deux cultures les plus rentables actuellement. La hausse des surfaces de tournesol est liée au fait que les agriculteurs ont été obligés de remplacer leur blé d’hiver détruit par la sécheresse du printemps par cette culture.
Quant au soja, les chiffres officiels font état d'une diminution des surfaces. Néanmoins, les chiffres réels s'afficheront peut-être sur des niveaux plus élevés, étant donné que le soja est devenu une des cultures les plus rentables en Ukraine.
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