TUNISIA REPUBLIC | MINISTRY OF AGRICULTURE, HYDRAULIC RESOURCES AND FISHING

TUNISIA REPUBLIC

Parmi les nombreuses innovations dans l’agriculture figurent les technologies comme la robotique (pulvérisation et collecte de données agricoles) ; les capteurs (mesurer les facteurs climatiques comme la lumière du soleil, la vitesse du vent ou même de l'humidité), drones etc.

"Toutes ces technologies combinées à l'intelligence artificielle(IA) constituent un catalyseur de la nouvelle révolution de l'agriculture 4.0. L’IA dans l'agriculture ne cesse de prendre de l'ampleur et les dépenses pour cette technologie ne cessent d'augmenter", partage Ghalia Bouzaien, Senior Manager Technologie et Responsable innovation Tech du projet FARMER en Tunisie lors d’un récent Forum sur la recherche agricole. 

Selon Mme Bouzaiem, ces technologies offrent beaucoup d'opportunités que ce soit pour les start-up pour plus de valeur ajoutée, pour les administrations publiques que pour les agriculteurs.
Aujourd’hui par exemple, l'agriculture verticale est de plus en plus en vogue dans plusieurs pays du monde. Cette forme d’agriculture innovante est axée sur l’impératif d’augmenter la productivité en tenant compte des contraintes de limitation des parcelles agricoles.

Dans ce système de production, il y a le système d'irrigation intelligent qui prend en considération les paramètres du sol pour indiquer la bonne méthode d'irrigation, la collecte de données automatisée à travers les outils comme les drones, les capteurs pour effectuer les tâches de pulvérisation de pesticides et autres travaux et enfin le système d'irrigation intelligent qui prend en considération les paramètres du sol afin d'indiquer la bonne méthode d'irrigation.

"Le secteur agricole fait face aujourd'hui à plusieurs challenges surtout en ce qui concerne la vulgarisation. Et aujourd'hui, le digital est un facteur très important pour la vulgarisation parce qu'il permet un meilleur accès à l'information surtout de la part des agriculteurs. Cela permet de gagner non seulement du temps pour les vulgarisateurs mais aussi pour les agriculteurs", précise Mme Bouzaien.
Même si avec les tendances actuelles les Etats sont amenés à compter sur les startups à tous les niveaux, certains spécialistes pensent que le sponsor de la transformation doit être les pouvoirs publics.

"La start-up change plutôt la société et non le pays, parce que le changement du pays ne se fait que par l'État car lui-même doit être le porteur de ce changement. S'il n'est pas convaincu que la transformation digitale est un élément essentiel sinon vital pour le futur du pays, on n'y arrivera pas", lâche Majed Khalfallah, Expert en transformation digital & Gestion de Changement.
"Et c'est le problème qui continue de persévérer à ce jour avec les entreprises publiques qui veulent innover, des universités où on trouve souvent des solutions qui restent dans les tiroirs", ajoute-t-il.  

Pour lui, il faut que la transformation digitale touche tout le monde. Du client qui utilise la technologie de l'information jusqu'à un autre fournisseur qui reçoit sa commande.

L'agritech somme toute n’est pas un luxe mais un impératif auquel les Etats en Afrique sont appelés à souscrire pour une réelle modernisation du secteur de l’agriculture et bien d’autres secteurs clés de l’économie.
source : www.agridigitale.net