Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 1,3 % en 2023, par rapport à 2022. Si l’on poursuit avec les politiques actuellement mises en place, nous nous dirigeons vers un réchauffement global d’environ 3,1 °C en 2100. Et même si tous les engagements pris étaient tenus, nous nous orienterions vers un réchauffement catastrophique de 2,6 °C. C’est la conclusion de l’Emissions Gap Report 2024, un rapport publié le 24 octobre par le Programme des Nations unies pour l’environnement.
Responsabilité des membres de G20
Cette hausse continue des émissions est en contradiction totale avec la trajectoire que nous devrions emprunter d’urgence : les émissions devraient chuter drastiquement de 42 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2019, pour maintenir le réchauffement sous les 1,5 °C comme le fixe l’objectif de l’accord de Paris. Pour maintenir la barre sous les 2 °C, la baisse devrait être de 28 % en 2030, précise le rapport.
Tenir l’objectif de limitation du réchauffement à 1,5 °C est encore « techniquement » possible, assure le rapport, mais la poursuite de la hausse des émissions en 2023 a rendu l’objectif encore plus compliqué à atteindre. Il faudrait, dorénavant, que les émissions baissent de 7,5 % chaque année d’ici 2035. Et de 4 % par an pour tenir l’objectif de 2 °C.
À l’approche de la COP29, la conférence onusienne sur le climat qui débutera à Bakou, en Azerbaïdjan le 11 novembre, le rapport insiste sur l’urgence de renforcer les engagements climatiques, et souligne la responsabilité des membres du G20, les pays les plus riches, et les plus émetteurs de gaz à effet de serre.
source: reporterre.net