العنوان : Barrage de Saïda : le ministre de l’Agriculture presse l’achèvement des travaux, avancés à 92 %
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Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a appelé mardi à accélérer les travaux du barrage-réservoir de Saïda, dans la délégation d’Oued Ellil, dont le taux d’avancement atteint 92 %.
Le ministre a demandé que les travaux restants soient achevés rapidement, afin que l’ouvrage soit prêt et contribue à constituer une réserve de 45 millions de mètres cubes. Celle-ci doit couvrir la demande en eau potable et en eau d’irrigation du Grand Tunis et de la bande côtière allant du Cap Bon à Sfax.
Cet appel a été lancé lors d’une visite de terrain effectuée en compagnie du gouverneur de La Manouba, de représentants de la direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques et du commissariat régional au développement agricole, ainsi que du délégué d’Oued Ellil. Le ministre y a pris connaissance de l’avancement de plusieurs composantes du projet, lancé en février 2019 dans le cadre du système de transfert des excédents d’eau du Nord vers le Grand Tunis, le Cap Bon, le Sahel et Sfax.
Deux barrages-réservoirs et cinq stations de pompage
Le ministre a insisté sur la nécessité de faire progresser les différentes composantes du projet. Celui-ci comprend le barrage-réservoir de Saïda, dont l’achèvement est attendu d’ici six mois, et celui de Kalaâ Kebira, réalisé à 98 % et qui devrait être terminé fin novembre prochain.
Le projet comporte aussi cinq stations de pompage, parmi les plus importantes du pays, d’une capacité comprise entre 4,6 et 9,2 mètres cubes par seconde. Leurs travaux ont été autorisés sur une durée de trois ans et doivent être menés en parallèle et au même rythme, pour que toutes soient prêtes au plus tard début 2030, avant leur phase d’essai puis leur mise en exploitation.
Financé par le Fonds arabe pour le développement économique et social et par le budget de l’État, le projet inclut également des conduites de transfert reliant Saïda au réservoir de Belli, dans le gouvernorat de Nabeul, et des réservoirs de régulation, dont deux dans le gouvernorat de La Manouba et un troisième à Khanguet El Hajjaj (Nabeul), d’une capacité de 20 000 mètres cubes, a précisé Rafik Sbaa, directeur de l’unité de réalisation des barrages-réservoirs de Saïda et de Kalaâ Kebira et des ouvrages connexes.
Un coût d’environ 214 millions de dinars
Programmé pour un coût avoisinant 214 millions de dinars, le barrage-réservoir de Saïda comprend une digue en terre, un évacuateur de crues, une tour de prise d’eau et une galerie de dérivation, ainsi qu’une conduite de remplissage depuis la station de pompage de Douar El Bey et une autre depuis celle d’El Habibia.
Selon le directeur de l’unité, le système de transfert repose sur le stockage des eaux brutes dans le barrage-réservoir de Saïda, d’une capacité de 45 millions de mètres cubes, avant leur transfert vers le réservoir de Belli, puis vers le réservoir de Kalaâ Kebira, d’une capacité de 35 millions de mètres cubes, et de là vers la station de dessalement du Sahel.
Les difficultés liées à la libération de l’emprise du projet et à la régularisation des situations foncières ont été réglées, grâce à l’indemnisation des habitants concernés, pour laquelle 7 millions de dinars ont été alloués. Le dernier obstacle, à savoir la difficulté de s’approvisionner en matériaux de carrière nécessaires au remblaiement de certaines composantes, a également été levé en recourant à des carrières situées dans d’autres zones, les quantités disponibles à proximité étant insuffisantes.
source: tunisienumerique.com