الجمهورية التونسية | وزارة الفلاحة والموارد المائية و الصيد البحري

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La Tunisie dispose aujourd’hui de 37 barrages en exploitation, mais l’augmentation des capacités de stockage ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les difficultés structurelles liées à la disponibilité de l’eau. Alors que les réserves des barrages du Nord et du Nord-Ouest se sont nettement améliorées grâce aux précipitations enregistrées en 2025 et au début de 2026, le Centre du pays reste confronté à une situation beaucoup plus tendue.

Invité mercredi 2 septembre 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le directeur adjoint de l’exploitation et de la gestion des barrages au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Mehrez Rajeb, a indiqué que le réseau tunisien compte actuellement 37 barrages réalisés.

Cette infrastructure devrait être renforcée par six nouveaux barrages actuellement en cours de construction. Selon le responsable, certains de ces ouvrages sont désormais proches de leur achèvement, tandis que d’autres se trouvent encore au début des travaux.

60% dans le Nord, seulement 9% dans le Centre

L’amélioration de la situation hydrique n’est toutefois pas homogène sur l’ensemble du territoire. Les précipitations enregistrées durant l’année 2025 et au début de 2026 ont permis aux barrages de bénéficier d’apports importants, dépassant les niveaux habituellement enregistrés, notamment dans les régions du Nord et du Nord-Ouest.

Dans ces régions, le taux de remplissage atteint environ 60 % de la capacité de stockage. Une situation qui traduit une amélioration significative après plusieurs années marquées par la sécheresse et la pression croissante sur les ressources hydriques.

Mais cette amélioration masque une réalité beaucoup plus contrastée. Dans les barrages du Centre, le taux de remplissage ne dépasse pas 9 % de la capacité.

Le contraste est donc particulièrement important : une partie du pays dispose de réserves relativement confortables tandis que d’autres régions restent confrontées à une disponibilité très limitée de l’eau.

Ce déséquilibre géographique constitue l’un des principaux défis de la politique hydraulique tunisienne. La question n’est plus uniquement celle de la quantité globale d’eau disponible dans les barrages, mais également celle de sa répartition dans l’espace et dans le temps.