Les conditions extrêmes engendrées par le changement climatique auront des conséquences drastiques sur les fonctions et les services fournis par les écosystèmes forestiers et risquent de provoquer d'importants épisodes de mortalité des arbres. Il a récemment été montré que la biodiversité peut contribuer à augmenter la productivité des écosystèmes forestiers et leur résistance face aux attaques d'insectes ou de maladies. Cependant, le fait que la biodiversité puisse également contribuer à améliorer la résistance de ces écosystèmes face aux épisodes de sécheresse n'a jusqu'ici pas été démontré.
Afin d'éclaircir cette question, une étude a été mise en place par des scientifiques de l'Inra de Nancy-Lorraine, en collaboration avec une équipe de recherche du WSL1 de Zürich (Suisse) et des scientifiques européens, sur 160 parcelles forestières réparties dans 5 régions à travers l'Europe (Espagne, Italie, Roumanie, Pologne, Allemagne). Pour chaque région, les scientifiques ont comparé le fonctionnement de forêts pures (monospécifiques) ou diversifiées (jusqu'à 5 espèces d'arbres en mélange) au cours d'un épisode de sécheresse.
Cette étude démontre qu'à l'échelle de l'Europe, les forêts diversifiées ne sont pas systématiquement plus résistantes à la sécheresse que les forêts pures. Une plus forte diversité d'espèces d'arbres semble contribuer à une meilleure résistance des forêts à la sécheresse seulement dans les régions qui subissent régulièrement des conditions de sécheresse extrême. Ainsi, favoriser une plus forte diversité en espèces d'arbres dans les écosystèmes forestiers en Europe n'assure pas nécessairement une meilleure résistance face à des conditions climatiques plus chaudes et sèches, attendues dans le futur.
Dans le cadre des changements climatiques, il importe d'adapter les méthodes de gestion des forêts afin de maintenir de façon durable les services écosystémiques rendus. Cette étude suggère que cette adaptation nécessite de considérer non seulement le degré de diversité en espèces dans les écosystèmes forestiers, mais aussi l'identité des espèces qui sont en compétition dans ces écosystèmes et les conditions climatiques locales spécifiques à chaque massif forestier considéré.
1 Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage.
Source : INRA.fr
30-09-2014
Afin d'éclaircir cette question, une étude a été mise en place par des scientifiques de l'Inra de Nancy-Lorraine, en collaboration avec une équipe de recherche du WSL1 de Zürich (Suisse) et des scientifiques européens, sur 160 parcelles forestières réparties dans 5 régions à travers l'Europe (Espagne, Italie, Roumanie, Pologne, Allemagne). Pour chaque région, les scientifiques ont comparé le fonctionnement de forêts pures (monospécifiques) ou diversifiées (jusqu'à 5 espèces d'arbres en mélange) au cours d'un épisode de sécheresse.
Cette étude démontre qu'à l'échelle de l'Europe, les forêts diversifiées ne sont pas systématiquement plus résistantes à la sécheresse que les forêts pures. Une plus forte diversité d'espèces d'arbres semble contribuer à une meilleure résistance des forêts à la sécheresse seulement dans les régions qui subissent régulièrement des conditions de sécheresse extrême. Ainsi, favoriser une plus forte diversité en espèces d'arbres dans les écosystèmes forestiers en Europe n'assure pas nécessairement une meilleure résistance face à des conditions climatiques plus chaudes et sèches, attendues dans le futur.
Dans le cadre des changements climatiques, il importe d'adapter les méthodes de gestion des forêts afin de maintenir de façon durable les services écosystémiques rendus. Cette étude suggère que cette adaptation nécessite de considérer non seulement le degré de diversité en espèces dans les écosystèmes forestiers, mais aussi l'identité des espèces qui sont en compétition dans ces écosystèmes et les conditions climatiques locales spécifiques à chaque massif forestier considéré.
1 Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage.
Source : INRA.fr
30-09-2014