Repéré voici déjà quatre ans en France, un moucheron invasif a profité dette année d'un été humide pour attaquer les fruits rouges et la vigne. Et si elle n'est pas encore considérée comme un insecte ravageur, la drosophile suzukii inquiète tout de même beaucoup les chercheurs.
Cousine de la drosophile melanogaster, dite "mouche du vinaigre", le plus connu des moucherons, la drosophile suzukii, du nom de l'entomologiste japonais qui l'a découverte il y a près d'un siècle, est arrivée en France après avoir conquis l'Italie et l'Espagne à la fin des années 2000. Actuellement, tous les pays du sud de l'Europe sont touchés et les pays de l'Est commencent à l'être.
La fâcheuse particularité de ce moucheron de 2mm aux yeux rouges est que, contrairement à ses cousins qui ne s'en prennent qu'à des fruits abîmés, suzukii, lui, "s'attaque à des fruits qui sont en train d'arriver à maturité". Car "il dispose d'un appendice lui permettant de percer la peau des fruits et de pondre ses oeufs à l'intérieur", selon l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes).
Proches de la cueillette, ces fruits ne peuvent être traités avec des insecticides traditionnels, obligatoirement puissants quand il s'agit de mouches, d'où l'inquiétude des arboriculteurs et vignerons, démunis face à une attaque subite de ce ravageur.
Cerises, mirabelles, fraises, framboises, mûres, myrtilles et même tomates: des attaques de la drosophile suzukii ont été enregistrées sur toutes les cultures de petits fruits, mais également sur les abricots, kiwis ou prunes.
Il est à mentionner qu'aucun prédateur de ce ravageur est connu en Europe .
Cette drosophile s'attaque également à l'ensemble du vignoble français, avec une prédilection pour l'Alsace, la Bourgogne et le Bordelais.
A cause de l'insecte, l'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA) table sur une récolte inférieure de 6% aux prévisions initiales car les dégâts sont variables et les vignerons les plus touchés auraient subi une perte de volume global de 20%.
Cette espèce menaçante est dangereuse et il va falloir la suivre
Le ministère de l'Agriculture français a classé en 2012 la suzukii comme endémique et un groupe technique national a été mis en place pour, au-delà du suivi épidémiologique, coordonner les études et expérimentations destinées à améliorer sa maîtrise.
AFP
17/10/14
Cousine de la drosophile melanogaster, dite "mouche du vinaigre", le plus connu des moucherons, la drosophile suzukii, du nom de l'entomologiste japonais qui l'a découverte il y a près d'un siècle, est arrivée en France après avoir conquis l'Italie et l'Espagne à la fin des années 2000. Actuellement, tous les pays du sud de l'Europe sont touchés et les pays de l'Est commencent à l'être.
La fâcheuse particularité de ce moucheron de 2mm aux yeux rouges est que, contrairement à ses cousins qui ne s'en prennent qu'à des fruits abîmés, suzukii, lui, "s'attaque à des fruits qui sont en train d'arriver à maturité". Car "il dispose d'un appendice lui permettant de percer la peau des fruits et de pondre ses oeufs à l'intérieur", selon l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes).
Proches de la cueillette, ces fruits ne peuvent être traités avec des insecticides traditionnels, obligatoirement puissants quand il s'agit de mouches, d'où l'inquiétude des arboriculteurs et vignerons, démunis face à une attaque subite de ce ravageur.
Cerises, mirabelles, fraises, framboises, mûres, myrtilles et même tomates: des attaques de la drosophile suzukii ont été enregistrées sur toutes les cultures de petits fruits, mais également sur les abricots, kiwis ou prunes.
Il est à mentionner qu'aucun prédateur de ce ravageur est connu en Europe .
Cette drosophile s'attaque également à l'ensemble du vignoble français, avec une prédilection pour l'Alsace, la Bourgogne et le Bordelais.
A cause de l'insecte, l'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA) table sur une récolte inférieure de 6% aux prévisions initiales car les dégâts sont variables et les vignerons les plus touchés auraient subi une perte de volume global de 20%.
Cette espèce menaçante est dangereuse et il va falloir la suivre
Le ministère de l'Agriculture français a classé en 2012 la suzukii comme endémique et un groupe technique national a été mis en place pour, au-delà du suivi épidémiologique, coordonner les études et expérimentations destinées à améliorer sa maîtrise.
AFP
17/10/14