Quelques semaines avant l'entrée en vigueur des nouvelles mesures de la Politique agricole commune pour la période 2015/2020, le ministre de l'Agriculture français, a présenté le "Plan protéines végétales pour la France".
En voulant associer la performance écologique à la performance économique, ce plan s'inscrit dans le projet agro-écologique pour la France.
La dimension écologique de ce plan vise en effet à exploiter toutes les opportunités agronomiques pour développer les productions de protéagineux et de légumineuses dans les exploitations agricoles.
La dimension économique réside dans la volonté d'aider les éleveurs à maîtriser les coûts d'alimentation de leurs animaux et au niveau national, à rendre la France moins dépendante des importations de soja d'Amérique. A très court terme, le continent américain n'aura pas les moyens de répondre à la fois aux besoins des pays asiatiques et européens. Ce qui entraînera une rupture d'approvisionnement avec une inflation démesurée des prix des protéines végétales importées contre laquelle le plan protéines végétales entend se prémunir.
Le plan de protéines végétales 2015/2020 de 147 millions d'euros (M€) comprend un premier volet "productions" de 49 M€ et un second volet "autonomie fourragère des élevages" de 98 M€. Son financement est assuré pour les six années à venir par le prélèvement de deux points sur le budget des aides découplées du premier pilier Pac. Et son fonctionnement serait articulé dans une nouvelle enceinte interprofessionnelle issue de la fusion de l'Onidol (graines et fruits oléagineux) et de l'Unip (plantes riches en protéines).
Source : TNC