L'Union Européenne a décidé d'évaluer tous les ans l'interdiction pour les pêcheurs de rejeter leurs prises indésirables en mer, une mesure emblématique de la nouvelle politique de pêche commune, mais qui suscite l'inquiétude du secteur. Les sanctions pour les pêcheurs enfreignant cette interdiction seront suspendues jusqu'en 2017. Visant à protéger les ressources halieutiques, elle est entrée en vigueur le 1er janvier. Son principe avait été adopté au forceps par les États membres en 2013 dans le cadre d'un sursaut européen contre la surpêche. Ces dispositions sont contenues dans un compromis conclu entre la commission Pêche du Parlement européen et les États membres pour fixer les règles encadrant les nouvelles pratiques de pêche. Cette législation sera soumise au vote des élus européens en session plénière en avril. Cette réforme vise à inciter les pêcheurs à plus de sélectivité dès la prise. Le compromis trouvé vise à simplifier les dispositions et à réduire le fardeau administratif pour les pêcheurs et les administrations de contrôle. Les règles convenues visent aussi à lutter contre "le développement d'un marché parallèle pour les poissons trop petits" qui seront débarqués, et doivent être exclus de la consommation.
Les pêcheurs, jusque-là autorisés à rejeter en mer les poissons trop petits ou d'une espèce différente de celle visée, redoutent pour leur part de crouler sous le poids de lourdeurs bureaucratiques, techniques et financières. Le "zéro rejet" est en vigueur depuis le début de l'année pour les poissons pélagiques (thon, sardines, anchois), le cabillaud et le saumon de la Baltique. L'interdiction doit être étendue à toutes les espèces d'ici à 2019.
Source : UE.
Les pêcheurs, jusque-là autorisés à rejeter en mer les poissons trop petits ou d'une espèce différente de celle visée, redoutent pour leur part de crouler sous le poids de lourdeurs bureaucratiques, techniques et financières. Le "zéro rejet" est en vigueur depuis le début de l'année pour les poissons pélagiques (thon, sardines, anchois), le cabillaud et le saumon de la Baltique. L'interdiction doit être étendue à toutes les espèces d'ici à 2019.
Source : UE.