الجمهورية التونسية | وزارة الفلاحة والموارد المائية و الصيد البحري

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Peu coûteuse et facile à utiliser, l’eau saline est devenue un choix inévitable pour les agriculteurs arabes. Ceux-ci doivent, néanmoins, suivre un guide d'emploi bien précis. Réunis la semaine dernière au Caire, des experts de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et du Conseil Arabe de l’Eau (CAE) ont publié un manuel d’utilisation de l’eau saline dans l’agriculture, dans la région Proche-Orient–Afrique du Nord. Il s’agit de valoriser les ressources disponibles et répondre aux besoins alimentaires croissants de cette région. En effet, ce manuel s’adresse aux décideurs et aux chercheurs, un autre document beaucoup plus simplifié sera destiné aux agriculteurs. L’utilisation de l’eau saline n’a pas besoin d’infrastructure spéciale, mais simplement d’un mode d’irrigation et des horaires bien calculés pour éviter de nuire au sol ou à la culture. Il s’agit notamment de gérer le degré de salinité de l’eau d’irrigation. Tôt ou tard les pays arabes seront obligés d’utiliser des sources non conventionnelles d’eau. L’eau saline en est une. Utilisée correctement, elle donne de très bons résultats. Les agriculteurs doivent choisir leurs récoltes, en fonction du degré de salinité de l’eau, souvent en y ajoutant de l’eau douce. Ils peuvent aussi introduire de nouvelles récoltes résistantes à la salinité. Les systèmes et les horaires d’irrigation doivent également s’y adapter. 
Dans la région Proche-Orient–Afrique du Nord, la quantité d’eau douce disponible par habitant, qui équivaut à 10 % de la moyenne mondiale, a diminué des deux tiers au cours des 40 dernières années et elle baissera probablement encore de 30 à 50 % en 2050. L’agriculture absorbe déjà plus de 85 % des ressources en eau douce. Cette pénurie d’eau aura des conséquences négatives majeures sur la sécurité alimentaire ainsi que sur l’économie de la région. Le secteur agricole joue un rôle économique essentiel dans la plupart des pays de la région. Les exportations de produits alimentaires aident de nombreux pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord à financer les importations de denrées. L’activité agricole contribue au PIB, à hauteur de 2 % en Jordanie et plus de 20 % au Soudan et en Syrie. Aussi ce secteur fournit-il des emplois et des sources de revenus à 38 % de la population économiquement active de la région. D’où l’importance de l’exploitation des eaux non-conventionnelles comme les eaux saumâtres et salines. L’eau saumâtre est déjà utilisée dans l’agriculture, mais de manière aléatoire, ce qui endommage souvent le sol et/ou la récolte. Le CAE et la FAO ont senti, donc, le besoin d’un échange d’expertise au niveau de la région pour professionnaliser l’usage de cette eau dans l’agriculture pour un meilleur rendement.
Source : www.ahram.org.eg