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Les participants à la journée nationale d’information, organisée mercredi à Monastir, sur la bactérie “Xulella Fastiduoza” ont appelé à la création d’un observatoire national pour la prévention contre les risques de cette bactérie tueuse de l’olivier et responsable de maladies mortelles chez plusieurs espèces de plantes cultivées.
Ils ont appelé également à interdire provisoirement l’importation de plantes vecteurs de la maladie, notamment, les plantes ornementales et de renforcer le contrôle sur les frontières à travers la mobilisation et l’implication des agents de la douane.
Le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, qui présidait les travaux de cette manifestation, a indiqué qu’une commission technique mixte a été formée. “Elle aura pour mission d’assurer le suivi et l’évaluation de l’état de santé des oliveraies tunisiennes et de protéger les territoires cultivés contre cette bactérie”, a-t-il dit.
La même commission est chargée de soumettre toutes les marchandises végétales importées et les plants à des analyses de laboratoires et au contrôle pour s’assurer de l’absence de la bactérie Xulella Fastiduosa.
Il a ajouté que le département de l’agriculture œuvre pour l’organisation, d’une manière périodique, de journées d’information et de formation dans les régions du Nord, du Centre et du Sud, pour sensibiliser et informer les agriculteurs et les oléiculteurs sur cette bactérie, tueuse de l’olivier.
D’après lui, le ministère envisage également d’élaborer un projet de plan national de prévention contre les risques de propagation de la bactérie.
La forêt oléicole en Tunisie compte actuellement, d’après l’Institut de l’Olivier (site), près de 70 millions de pieds d’oliviers couvrant 1,7 millions d’hectares, dont 1,5 millions d’hectares en plein répartis entre 1,4 million d’hectares d’oliviers à l’huile et 19 mille ha d’oliviers de table.
La journée d’information a été organisée à l’initiative de la direction générale de protection et de contrôle de la qualité des produits agricoles en collaboration avec l’Institution de recherche et d’enseignement supérieur agricole et l’Office National de l’Huile (ONH).

Source : africanmanager.com.