Certaines mesures proactives sont essentielles et elles auront un moindre coût quand les ressources économiques feront vraiment défaut. Ceci est doublement valable étant donné la perspective de plus en plus nette d’une récession mondiale. Dans le rapport sur l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019, la FAO et ses partenaires ont lancé l’alerte que les ralentissements et les fléchissements des économies entraîneront une augmentation des niveaux de famine dans 65 des 77 pays.
Les principales recommandations sont les suivantes :
1. Les pays devraient répondre aux besoins alimentaires immédiats de leurs populations vulnérables
Ils devraient notamment : assurer une réponse aux besoins alimentaire d’urgence ; ajuster les programmes de protection sociale; intensifier les aides nutritionnelles; appuyer la gestion et la prévention de la sous-alimentation; ajuster les programmes des repas scolaires afin de continuer à fournir des repas scolaires même lorsque les écoles sont fermées.
Par exemple, suite à l’interruption des programmes FAO pour les repas scolaires en Amérique latine et aux Caraïbes, la FAO a appelé les gouvernements de la région à prendre des mesures pour aider les enfants dont les familles ont le plus de mal à accéder à la nourriture et pour garantir que l’accès des enfants à une alimentation nutritive soit maintenu. Plusieurs mesures sont suggérées: la distribution de nourriture aux familles les plus vulnérables, et l’intensification des programmes de protection sociale; l’exemption des taxes sur les produits alimentaires de base pour les familles avec des enfants en âge scolaire, surtout pour les travailleurs des secteurs économiques les plus touchés; la fourniture de produits frais venant des agriculteurs locaux; l’utilisation d’instruments numériques (applications géoréférencées) permettant d’améliorer la communication sur les points d’accès pour la livraison de produits alimentaires, les heures de distribution, et les mesures de limitation des risques de contagion du COVID-19.
2. Les pays devraient renforcer leurs programmes de protection sociale
Ils devraient notamment: allouer des sommes plus importantes aux personnes qui bénéficient déjà d’une aide sociale en faisant un versement unique (une des premières mesures d’atténuation à prendre avant l’impact total de la crise) ou prévoir des paiements multiples pour aider les familles à répondre à leurs besoins de base; apporter un complément, par exemple pour combler les pertes de revenus chez les petits producteurs; si l’insécurité alimentaire devait atteindre un niveau de gravité extrême suite à des licenciements massifs, à l’absence d’envois de fonds, etc., il faudrait explorer la possibilité d’utiliser un système de banques alimentaires qui prévoirait la livraison de produits alimentaires de la part du gouvernement mais aussi des donations venant de personnes privées, de réseaux solidaires ou d’organisations non gouvernementales; créer des systèmes de paiements mobiles en prévision d’éventuelles interruptions dans la fourniture d’argent comptant dues à des restrictions imposées aux déplacements; injecter des fonds dans le secteur agricole, par exemple par le biais de subventions, afin d’aider les petites et moyennes et micro entreprises, les travailleurs saisonniers, et le personnel salarié dont le travail est temporairement interrompu du fait de l’arrêt de toutes les activités.
Beaucoup de gouvernements ont déjà adopté ou renforcé certaines mesures de protection pour contrer les effets de la pandémie sur les moyens de subsistances des populations.
3. Les pays devraient ajuster leurs prix en fonction du commerce et des politiques fiscales
Ils devraient notamment : revoir immédiatement leurs choix commerciaux et stratégiques et les effets qu’ils peuvent avoir; éviter les aides généralisées aux consommateurs de produits alimentaires; réduire les restrictions sur l’utilisation des réserves; réduire les tarifs d’importation et autres limitations; réduire temporairement la TVA et autres impôts.
De manière générale, l’absence de restrictions commerciales devrait sauvegarder l’approvisionnement des produits alimentaires, des aliments pour animaux et des produits agricoles, afin de ne pas aggraver la situation locale qui est déjà mise à rude épreuve par les mesures de lutte contre le COVID-19.
Il est également important que le renforcement de la sécurité alimentaire devienne une priorité pour les pays les plus prospères qui enregistrent un nombre élevé de cas de COVID-19. Les mesures d’endiguement auront probablement de graves répercussions sur les revenus des plus vulnérables.
Les décideurs politiques doivent surveiller les courbes de tendances et éviter que les conditions d’approvisionnement en denrées alimentaires ne s’aggravent, comme la Chine a réussi à le faire jusqu’ici en recourant à des méthodes créatives et adaptatives. Les technologies numériques ont un rôle à jouer car elles permettent d’anticiper certains problèmes et d’apporter un appui en cas de pénurie temporaire.
Nous devons tous œuvrer à renforcer nos capacités si nous voulons récolter les avantages de l’interdépendance à l’échelle mondiale.
Les principales recommandations sont les suivantes :
1. Les pays devraient répondre aux besoins alimentaires immédiats de leurs populations vulnérables
Ils devraient notamment : assurer une réponse aux besoins alimentaire d’urgence ; ajuster les programmes de protection sociale; intensifier les aides nutritionnelles; appuyer la gestion et la prévention de la sous-alimentation; ajuster les programmes des repas scolaires afin de continuer à fournir des repas scolaires même lorsque les écoles sont fermées.
Par exemple, suite à l’interruption des programmes FAO pour les repas scolaires en Amérique latine et aux Caraïbes, la FAO a appelé les gouvernements de la région à prendre des mesures pour aider les enfants dont les familles ont le plus de mal à accéder à la nourriture et pour garantir que l’accès des enfants à une alimentation nutritive soit maintenu. Plusieurs mesures sont suggérées: la distribution de nourriture aux familles les plus vulnérables, et l’intensification des programmes de protection sociale; l’exemption des taxes sur les produits alimentaires de base pour les familles avec des enfants en âge scolaire, surtout pour les travailleurs des secteurs économiques les plus touchés; la fourniture de produits frais venant des agriculteurs locaux; l’utilisation d’instruments numériques (applications géoréférencées) permettant d’améliorer la communication sur les points d’accès pour la livraison de produits alimentaires, les heures de distribution, et les mesures de limitation des risques de contagion du COVID-19.
2. Les pays devraient renforcer leurs programmes de protection sociale
Ils devraient notamment: allouer des sommes plus importantes aux personnes qui bénéficient déjà d’une aide sociale en faisant un versement unique (une des premières mesures d’atténuation à prendre avant l’impact total de la crise) ou prévoir des paiements multiples pour aider les familles à répondre à leurs besoins de base; apporter un complément, par exemple pour combler les pertes de revenus chez les petits producteurs; si l’insécurité alimentaire devait atteindre un niveau de gravité extrême suite à des licenciements massifs, à l’absence d’envois de fonds, etc., il faudrait explorer la possibilité d’utiliser un système de banques alimentaires qui prévoirait la livraison de produits alimentaires de la part du gouvernement mais aussi des donations venant de personnes privées, de réseaux solidaires ou d’organisations non gouvernementales; créer des systèmes de paiements mobiles en prévision d’éventuelles interruptions dans la fourniture d’argent comptant dues à des restrictions imposées aux déplacements; injecter des fonds dans le secteur agricole, par exemple par le biais de subventions, afin d’aider les petites et moyennes et micro entreprises, les travailleurs saisonniers, et le personnel salarié dont le travail est temporairement interrompu du fait de l’arrêt de toutes les activités.
Beaucoup de gouvernements ont déjà adopté ou renforcé certaines mesures de protection pour contrer les effets de la pandémie sur les moyens de subsistances des populations.
3. Les pays devraient ajuster leurs prix en fonction du commerce et des politiques fiscales
Ils devraient notamment : revoir immédiatement leurs choix commerciaux et stratégiques et les effets qu’ils peuvent avoir; éviter les aides généralisées aux consommateurs de produits alimentaires; réduire les restrictions sur l’utilisation des réserves; réduire les tarifs d’importation et autres limitations; réduire temporairement la TVA et autres impôts.
De manière générale, l’absence de restrictions commerciales devrait sauvegarder l’approvisionnement des produits alimentaires, des aliments pour animaux et des produits agricoles, afin de ne pas aggraver la situation locale qui est déjà mise à rude épreuve par les mesures de lutte contre le COVID-19.
Il est également important que le renforcement de la sécurité alimentaire devienne une priorité pour les pays les plus prospères qui enregistrent un nombre élevé de cas de COVID-19. Les mesures d’endiguement auront probablement de graves répercussions sur les revenus des plus vulnérables.
Les décideurs politiques doivent surveiller les courbes de tendances et éviter que les conditions d’approvisionnement en denrées alimentaires ne s’aggravent, comme la Chine a réussi à le faire jusqu’ici en recourant à des méthodes créatives et adaptatives. Les technologies numériques ont un rôle à jouer car elles permettent d’anticiper certains problèmes et d’apporter un appui en cas de pénurie temporaire.
Nous devons tous œuvrer à renforcer nos capacités si nous voulons récolter les avantages de l’interdépendance à l’échelle mondiale.
Source : FAO