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Sébastien Lecornu, Olivier Veran et Frédérique Vidal se sont engagés le 23 mars  à élaborer d’ici 6 mois un plan opérationnel santé Guyane à 5 ans, qui devrait permettre de réunir les prérequis à la création d’un Centre hospitalier universitaire en Guyane d’ici 2025. Dans le cadre de ce Plan Santé Guyane, le Gouvernement entend donner un coup d'accélérateur à la recherche scientifique sur le territoire. À cette occasion, nous vous présentons un des projets  s'insérant dans les mesures-phares de ce prochain plan santé : la création d'une plateforme d'immunologie des maladies tropicales amazoniennes. Un projet innovant qui a pour objectif de fédérer les acteurs impliqués dans la recherche sur les maladies infectieuses.
La Plateforme d’Immunologie des Maladies Tropicales Amazoniennes (PIMTA), une  structure financée par la CTG (programme FEDER et plan de relance), et le fond convergence du MESRI, sera rattachée à l’Université de Guyane (UG) associée au CNRS et à l’Inserm. Elle renforcera les structures de recherche en santé existantes en Guyane. Elle fédérera et pérennisera une recherche biomédicale multidisciplinaire translationnelle axée sur l’analyse intégrative qualitative et quantitative à grande échelle des réponses immunes dans les conditions normales ou pathologiques et, plus particulièrement dans le cadre des maladies infectieuses humaines et animales. Elle permettra aussi le criblage d'immunomodulateurs issus de la pharmacopée Guyanaise. Il s'agit « d'un projet structurant, fédérateur, innovant  et pérenne qui complétera les disciplines de recherches fondamentales et appliquées en santé existantes et qui renforcera la compétitivité de la Guyane dans le domaine des maladies infectieuses», nous indique Sylviane Pied, guyanaise, docteur en biologie, directrice de Recherche au CNRS, co-responsable de l'équipe des Biomes Tropicaux & Immunophysiopathologie (TBIP for Tropical Biomes and Immunophysiopathologie), dans l'UMR (Unité mixte de recherche Université de Guyane-Université de Lille-CNRS-INSERM, et également chargée de piloter le développement ce projet.
Sylviane Pied, Directrice de Recherche au CNRS, co-responsable de l'équipe des Biomes Tropicaux & Immunophysiopathologie (TBIP for Tropical Biomes and Immunophysiopathologie), dans l'UMR (Unité mixte de recherche Université de Guyane-Université de Lille-CNRS-INSERM. Elle est ausi enseignante responsable d'ECTS Immunoparasitologie à Sorbonnes Université, impliquée dans plusieurs réseaux internationaux (Europe, Inde et Afrique travaillant sur l'immunologie intégrative et la génétique des maladies parasitaires et spécialiste des neurophysiopathologies associés aux infections parasitaires dont le paludisme © DR
« Bras armé en Guyane » de la recherche sur les maladies infectieuses
Elle reposera  sur la mise en place de technologies d'immunomonitorage à haut débit combinées à  la bio-informatique, la biostatistique et  la modélisation mathématique afin d’obtenir une image globale des réponses du système immunitaire et de mettre en évidence des biomarqueurs pour le développement de test diagnostiques et  des cibles à visée immunothérapeuthiques ou vaccinales. 
Le 23 mars 2021, le Gouvernement s'est engagé lors de la remise du rapport de la mission d’inspection interministérielle sur l’amélioration de l’offre structurelle de soins en Guyane à lancer cette plateforme d’Immunologie des Maladies Tropicales Amazoniennes dans le cadre du Plan Santé 2025 de la Guyane.  « La création d’une plateforme fédérant les acteurs impliqués dans la recherche sur les maladies infectieuses émergentes ou réémergentes y constitue une véritable opportunité pour la recherche sur ce sujet dont l’actualité nous rappelle chaque jour l’importance. Nous allons bâtir une feuille de route ambitieuse pour y parvenir » a souligné Frédéric Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation . «Elle sera le bras armé en Guyane de la Stratégie nationale d’accélération du 4ème plan d’investissement d’avenir Maladies Infectieuses Emergentes (MIE) – Menaces Nucléaires Radiologiques Biologiques et Chimiques» a -t-elle ajouté tout en rappelant que « la Guyane présente un potentiel extraordinaire pour y développer une formation et une recherche de haut-niveau sur la santé, l’écologie de la santé et la connaissance des écosystèmes».

Rayonnement dans l'espace caribéen 

La plateforme comblera un manque crucial dans ce domaine d’activité en Guyane Française. En stimulant et promouvant les coopérations inter-institutionnelles, la plateforme participera à la structuration et à l’amélioration de la compétitivité de la recherche en Guyane mais aussi dans l’espace caribéen. Cette plateforme viendra renforcer les travaux déjà entamées par Université de Guyane en parasitologie tropicale amazoniennes (Leishmaniose, Toxoplasmose, Paludisme....) de l'Institut Pasteur de Guyane sur les arboviroses et sur la biodiversité des virus et de leurs réservoirs ou  résistance aux drogues des parasites, de l'Institut Recherche pour le Développement (IRD) à travers l'UMR ECOFOG,du Centre de Biodiversité Amazonienne-LabEx CEBA ,du centre de ressource biologique du CHAR et du CIC de l'Inserm. 

Cette plateforme proposera donc des activités de conseil et des prestations technologiques destinées à la recherche fondamentale, clinique et/ou thérapeutique impliquant le système immunitaire pour des investigateurs académiques ou privés favorisera l'innovation en valorisant les découvertes issues de la recherche fondamentale aux domaines du diagnostic, du traitement ou de la prévention
source : /outremers360.com