Le marché européenest entré dans une bulle spéculative où la hausse engendre la hausse, dans un contexte où les appels de marge sur les marchés financiers obligent certains acteurs à solder leurs positions shorts.Ikar ne fait que valider les estimations d’Agritel dans son rapport EAT d’avril en affichant une estimation de production de blé à venir pour la Russie sous les 80 millions de tonnes, conséquence de ce que nous avons évoqué hier sur des ressemis de blés ces dernières semaines sur la région centrale.
Le maïs demeure la céréale leader comme l’an passé avec un focus particulier sur la production au Brésil à venir avec un risque de déficit hydrique ou encore sur les semis aux USA contrariés actuellement par une vague de froid. La Bourse de Buenos Aires vient toutefois quant à elle de réviser à la hausse son estimation de production à 50 millions de tonnes contre 48.5 affichés auparavant.
C’est en colza que la volatilité est la plus forte avec des mouvements inédits sur l’échéance Mai d’Euronext. Les opérateurs craignent des retards dans les semis au Canada, conséquence du froid et du sec qui sévit là-bas. Le dollar évolue peu, affiché ce matin à 1.2020 contre euro et 75.40 contre rouble. Le pétrole quant à lui s’affiche à 61.90 usd/baril sur New York.
Pour le marché américain, une volatilité excessive s’inscrit dans les cours, alimentée par la spéculation principalement. Ainsi les fonds se montraient sur la seule séance d’hier nets acheteurs pour 72 500 lots de maïs, 23 000 lots de soja et 19 000 lots de blé. Depuis le début de la semaine ces fonds sont estimés avoir acheté près de 150 000 lots de maïs, 55 000 lots de soja et 35 000 lots de blé. Dans ce contexte, la Bourse de Chicago augmente ses limites journalières de trading en portant celles de soja de 70 cents à 1 usd le boisseau, celles du maïs de 25 cents à 40 cents, et enfin celles de blé de 40 cents à 45 cents le boisseau. Ces éléments ne sont pas faits pour réduire la spéculation.
Tandis qu’au marché arché mer Noire, le gouvernement ukrainien envisage de limiter les exportations de graines de tournesol en introduisant un quota zéro du 15 mai au 30 septembre 2021 afin d'assurer la sécurité alimentaire du pays et de stabiliser les prix intérieurs. Plus tôt cette semaine, l’objectif d’exportation d’huile de tournesol à la hauteur de 5,38 Mt a été fixé jusqu’à la fin de la saison en cours.L’objectif du gouvernement est de stabiliser les prix locaux de la graine de tournesol qui ont presque doublé depuis le début de la campagne 2020/21.
Source : http://www.agritel.com/fr/