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Il faut restaurer les sols, et vite. Selon un rapport de la branche des Nations unies chargée de la lutte contre la désertification, de 20 à 40 % des sols de la planète sont dégradés. La cause principale de cette dégradation est les activités humaines : déforestation pour créer des monocultures intensives, exploitations minières, urbanisation... « La conservation de la nature n’est plus suffisante, la restaurer est désormais impératif », poursuit le rapport publié mercredi 27 avril. Il s’agit de la deuxième édition du Global Land Outlook, soit les « Perspectives foncières mondiales ». Pour le réaliser, la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) a travaillé pendant cinq ans. Une vingtaine d’organisations partenaires regroupant des décideurs, des scientifiques, la société civile ainsi que le secteur privé ont travaillé en se basant sur un millier d’études.

Le principal responsable de la dégradation des sols est notre mode de production et de consommation alimentaire. Il est responsable non seulement de 80 % de la déforestation et de 70 % de l’utilisation de l’eau douce, mais est aussi la plus grande cause de perte de la faune et la flore terrestres. « Si les tendances actuelles persistent, le risque de changements environnementaux généralisés, abrupts ou irréversibles augmentera », craignent les Nations unies.

Donner du pouvoir aux femmes, aux jeunes et aux peuples autochtones
Quelles solutions ? Les auteurs du rapport appellent à restaurer un tiers de la superficie terrestre, soit 50 millions de kilomètres carrés, grâce à l’agroforesterie ou à l’agriculture régénérative. Pour cela, il faut, notamment, changer le régime foncier des terres. « Nous soutenons les pays [...] qui promeuvent une gouvernance des terres plus responsable qui donne du pouvoir aux femmes et à la jeunesse, aux peuples autochtones et aux communautés locales, » écrit Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de l’UNCCD.

« L’espoir demeure, alors que la décennie de restauration a commencé », poursuivent les auteurs du rapport en introduction. L’ONU a en effet lancé en 2021 la « Décennie pour la restauration des écosystèmes ». « La tâche est monumentale. Il nous faut replanter et protéger nos forêts. Il nous faut nettoyer les fleuves et les mers. Il nous faut verdir les villes », disait le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, début juin.

Sur les neuf limites planétaires que l’humanité ne doit pas franchir afin de pouvoir conserver une planète habitable, quatre ont déjà été dépassées, indique par ailleurs le rapport de l’ONU. Il s’agit des changements climatiques, de la perte de biodiversité, des perturbations des cycles biogéochimiques et de la désertification terrestre.

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