Marché européen
La séance d'hier sur Euronext a été marquée par un net rebond des prix, compensant ainsi le mouvement de repli de la fin de semaine tant sur le marché des céréales que sur le marché du colza.
L'évolution du conflit russo-ukrainien concentre l'intérêt des opérateurs face à l'éventuelle reprise de l'activité export portuaire au départ de l'Ukraine. Les autorités ukrainiennes mettent pour le moment surtout en avant la hausse des stocks et le risque de progression de ceux-ci en raison de la récolte qui se rapproche. Les stocks disponibles pourraient ainsi atteindre des records, 75 Mt de céréales d'ici l'automne d'après la déclaration du Président ukrainien Zelensky hier, dans un contexte de marché bloqué par la capacité d'écoulement à l'export au départ du pays.
En France, le week-end de Pentecôte aura été marqué par des intempéries et des pluies sur plusieurs zones de production. L'incidence des précipitations reste encore à quantifier et risque de conduire une hétérogénéité sur l'état des cultures. Des dégâts importants, liés à la grêle, ont néanmoins dès à présent été observés.
Marché américain
Les cours des céréales à Chicago ont marqué hier un net rebond compensant ainsi le repli des dernières séances. Les prix reviennent ainsi tester des zones de résistance techniques face aux interrogations nombreuses sur la réelle volonté de la Russie de faciliter la relance des exportations depuis les ports ukrainiens.
Aux USA, les opérateurs suivent avec intérêt l'avancée des semis. Ceux-ci montrent une nette progression en maïs. Le retard des dernières semaines est ainsi effacé avec 94 % des surfaces semées face à un niveau de 92 % en moyenne affichés les 5 dernières années à date. L'état des cultures de maïs est jugé dans un état "bon à excellent" à hauteur de 73 % des surfaces. En soja, l'avancée des travaux de semis rassure également avec désormais 78 % des surfaces en place.
En blé, en parallèle des semis de printemps qui progressent toujours, les récoltes des blés d'hiver débutent avec 5 % des surfaces coupées. Les rendements ne sont pas encore significatifs d'autant que les premières zones récoltées ont souffert du temps très sec des derniers mois.
source: agritel.com