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La guerre en Ukraine, les sanctions contre la Russie, en plus des fluctuations du marché international, ont mis à mal l’approvisionnement en céréales de plusieurs pays. Afin d’éviter les différents facteurs susceptibles d’affecter ses provisions en céréales, le Maroc a élargi son cercle d’approvisionnement pour inclure vingt-cinq (25) pays.

En réponse à une question écrite du groupe du Mouvement Populaire (MP) sur la manière de faire face aux répercussions de la guerre russo-ukrainienne sur les importations agricoles, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, du Développement rural et des Eaux et forêts a indiqué que le Maroc a adopté une stratégie de diversification des sources d’approvisionnement, afin d’éviter tous les facteurs qui pourraient affecter le marché national.

Les céréales ont été fournies au cours de la saison agricole précédente, de 25 pays notamment d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud et à de l’Asie, a précisé le ministère.
Par ailleurs, et selon les données fournies par le ministère de l’Agriculture, en dépit des conditions climatiques et des facteurs géopolitiques actuels, le Maroc a pu importer des céréales de 15 pays, au cours de la dernière période de la campagne de commercialisation en cours.

Il ressort des mêmes données que le Maroc ne se contente plus de s’appuyer sur les sources traditionnelles d’importation de céréales, dont une part importante provenait d’Europe et d’Amérique du Nord. En ce sens, et jusqu’à fin février 2022, l’Argentine et le Brésil représentaient 41 % des importations de céréales.

Le ministère de l’Agriculture a estimé que, grâce à la stratégie de diversification des sources d’approvisionnement en céréales, le Maroc a pu être à l’abri des répercussions des fluctuations externes, dues à la guerre en cours entre la Russie et l’Ukraine, qui sont respectivement le deuxième et le troisième fournisseur de blé tendre au Royaume. D’ailleurs, le porte-parole officiel du gouvernement, Mustafa Baitas, a confirmé il y a deux semaines que le Maroc dispose d’un stock de blé couvrant quatre mois.

Le Maroc a importé 5,6 millions de quintaux de blé tendre et 500.000 quintaux d’orge ukrainienne, sur la part habituelle de l’Ukraine sur le marché national, qui s’élève à environ 8,7 millions de quintaux de blé tendre et 670.000 quintaux d’orge, selon les données fournies par le ministère de l’Agriculture en réponse à la question du député du MP.

Le même ministère a confirmé que le reste du quota de blé tendre et d’orge que le Maroc avait l’habitude d’importer d’Ukraine peut être couvert de manière fluide par d’autres sources, notamment l’Union européenne et l’Argentine, grâce à la stratégie de diversification des sources d’approvisionnement en céréales.

De plus, le département de Mohammed Sadiki a souligné que les services chargés d’assurer les besoins céréaliers du Royaume « suivent de près la situation afin de proposer les meilleurs moyens d’assurer l’approvisionnement du pays en céréales et légumineuses« .

Il convient de rappeler que le gouvernement avait adopté un certain nombre de mesures visant à maintenir la stabilité du prix auquel les meuniers achètent le blé tendre, afin de maintenir la stabilité des prix du pain extrait de la farine de blé tendre à 1,20 l’unité.

Ainsi, le gouvernement a adopté trois mesures, à savoir l’arrêt de la perception du droit d’importation imposé sur les importations de blé tendre à compter du 1er novembre 2021, l’arrêt de la perception du droit d’importation imposé sur les importations de blé dur à compter du 1er août 2021 et l’adoption d’une subvention aléatoire sur les importations de blé tendre du 1er novembre 2021 à fin avril 2022 et qui a été prolongé jusqu’à fin novembre 2022.

Le ministère de l’Agriculture a indiqué que le système de subvention forfaitaire a permis, jusqu’à présent, d’importer des quantités de blé tendre qui dépassent les besoins mensuels des moulins industriels.

En ce qui concerne l’approvisionnement en blé dur, le ministère a indiqué que les prix internationaux restent élevés au Canada et en France, et que les services concernés se concentrent sur «  l’étude de toutes les voies possibles pour réduire les répercussions des prix élevés des produits fabriqués à partir des dérivés du blé dur sur le pouvoir d’achat des citoyens « .
SOURCE : fr.hespress.com