Pour la toute première fois, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a donné le feu vert à une viande cultivée dans le cadre du processus d’examen préalable à la commercialisation de l’agence. La start-up américaine UPSIDE Foods a passé avec succès l’examen rigoureux de la FDA concernant la sécurité de son poulet cultivé avant sa mise sur le marché, démontrant ainsi qu’il est aussi sûr que le poulet conventionnel. Cette étape historique ouvrira la voie à l’accès des consommateurs à ces produits dans les restaurants et les commerces à travers le pays.
UPSIDE Foods va maintenant pouvoir passer à l’étape suivante du processus standard, comparable à celui des produits de poulet conventionnels, pour garantir la sécurité de la production et de la manipulation de son poulet, incluant l’obtention d’une autorisation d’inspection du ministère de l’agriculture des États-Unis. Ayant passé avec succès l’évaluation préalable à la mise sur le marché de la FDA, le poulet cultivé d’UPSIDE Foods est maintenant plus près que jamais de devenir disponible pour les amateurs de viande qui veulent du poulet fabriqué de manière plus durable. L’association Agriculture Cellulaire France, association française dont le but est d’informer et d’alimenter la réflexion autour de la viande cultivée, décrypte cette nouvelle comme historique, qui est excellent signal pour le développement de l’agriculture cellulaire, dans un contexte où la consommation de viande augmente et où nous avons absolument besoin d’un modèle alimentaire plus durable qui réponde de manière pragmatique aux défis environnementaux
Qu’est-ce que la viande cultivée et comment est-elle faite ?
La viande cultivée est produite à partir d’un petit échantillon de chair prélevé de manière indolore sur un animal et que l’on fait croître dans une sorte de cuve de fermentation similaire à celles utilisées pour la fabrication de la bière. Grâce à cette cuve, on peut reproduire le processus qui se déroule à l’intérieur d’un animal : l’échantillon est maintenu à la bonne température et reçoit les nutriments essentiels (eau, protéines, glucides, graisses, vitamines et minéraux) nécessaires à sa croissance et à la production de viande. C’est un procédé comparable au bouturage des plantes et à leur culture dans des serres. Cette technique permet d’obtenir une grande quantité de viande, identique d’un point de vue nutritionnel à la viande produite de manière conventionnelle.
Pourquoi en avons-nous besoin ?
L’agriculture animale est déjà à l’origine de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit l’équivalent de l’ensemble des avions, camions, voitures, trains et navires sur Terre. Selon les prévisions, la demande mondiale de viande devrait presque doubler d’ici 2050, et nous ne disposons tout simplement pas des terres, de l’eau ou de la stabilité climatique nécessaires pour développer davantage les méthodes actuelles de production de viande afin de répondre à cette demande.
Les recherches montrent que la viande cultivée produite à l’aide d’énergies renouvelables pourrait réduire les émissions climatiques jusqu’à 92 %, la pollution atmosphérique jusqu’à 93 % et utiliser jusqu’à 95 % de terres en moins, comparativement à la production conventionnelle de viande bovine, ce qui permettrait de créer de l’espace pour une agriculture plus durable et d’éviter des problèmes tels que la déforestation. La même étude a montré que les poulets cultivés à l’aide d’énergies renouvelables pouvaient réduire les émissions climatiques de 17 %, la pollution atmosphérique de 29 % et l’utilisation des terres de 63 %.
En Europe et dans le monde, la majorité des antibiotiques sont donnés aux animaux d’élevage – alimentant la résistance aux antimicrobiens qui a provoqué 1,2 million de décès en 2019. La production de viande cultivée est quant à elle exempte d’antibiotiques – ce qui contribue à protéger les médicaments qui sauvent des vies.
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Source : biotechinfo.fr.
UPSIDE Foods va maintenant pouvoir passer à l’étape suivante du processus standard, comparable à celui des produits de poulet conventionnels, pour garantir la sécurité de la production et de la manipulation de son poulet, incluant l’obtention d’une autorisation d’inspection du ministère de l’agriculture des États-Unis. Ayant passé avec succès l’évaluation préalable à la mise sur le marché de la FDA, le poulet cultivé d’UPSIDE Foods est maintenant plus près que jamais de devenir disponible pour les amateurs de viande qui veulent du poulet fabriqué de manière plus durable. L’association Agriculture Cellulaire France, association française dont le but est d’informer et d’alimenter la réflexion autour de la viande cultivée, décrypte cette nouvelle comme historique, qui est excellent signal pour le développement de l’agriculture cellulaire, dans un contexte où la consommation de viande augmente et où nous avons absolument besoin d’un modèle alimentaire plus durable qui réponde de manière pragmatique aux défis environnementaux
Qu’est-ce que la viande cultivée et comment est-elle faite ?
La viande cultivée est produite à partir d’un petit échantillon de chair prélevé de manière indolore sur un animal et que l’on fait croître dans une sorte de cuve de fermentation similaire à celles utilisées pour la fabrication de la bière. Grâce à cette cuve, on peut reproduire le processus qui se déroule à l’intérieur d’un animal : l’échantillon est maintenu à la bonne température et reçoit les nutriments essentiels (eau, protéines, glucides, graisses, vitamines et minéraux) nécessaires à sa croissance et à la production de viande. C’est un procédé comparable au bouturage des plantes et à leur culture dans des serres. Cette technique permet d’obtenir une grande quantité de viande, identique d’un point de vue nutritionnel à la viande produite de manière conventionnelle.
Pourquoi en avons-nous besoin ?
L’agriculture animale est déjà à l’origine de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit l’équivalent de l’ensemble des avions, camions, voitures, trains et navires sur Terre. Selon les prévisions, la demande mondiale de viande devrait presque doubler d’ici 2050, et nous ne disposons tout simplement pas des terres, de l’eau ou de la stabilité climatique nécessaires pour développer davantage les méthodes actuelles de production de viande afin de répondre à cette demande.
Les recherches montrent que la viande cultivée produite à l’aide d’énergies renouvelables pourrait réduire les émissions climatiques jusqu’à 92 %, la pollution atmosphérique jusqu’à 93 % et utiliser jusqu’à 95 % de terres en moins, comparativement à la production conventionnelle de viande bovine, ce qui permettrait de créer de l’espace pour une agriculture plus durable et d’éviter des problèmes tels que la déforestation. La même étude a montré que les poulets cultivés à l’aide d’énergies renouvelables pouvaient réduire les émissions climatiques de 17 %, la pollution atmosphérique de 29 % et l’utilisation des terres de 63 %.
En Europe et dans le monde, la majorité des antibiotiques sont donnés aux animaux d’élevage – alimentant la résistance aux antimicrobiens qui a provoqué 1,2 million de décès en 2019. La production de viande cultivée est quant à elle exempte d’antibiotiques – ce qui contribue à protéger les médicaments qui sauvent des vies.
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Source : biotechinfo.fr.