Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié la synthèse de son 6e rapport. Celle-ci souligne notamment qu'il n'est plus possible de limiter le réchauffement climatique sans technologies de captation du CO2 et que les impacts du changement climatique sont plus importants à des températures plus basses qu'on ne le pensait auparavant
Réchauffement climatique : les années se suivent et se ressemblent, confirmant depuis maintenant des décennies le réchauffement climatique planétaire en cours. L'année 2022 est la 5e année la plus chaude jamais enregistrée et la 46e année consécutive avec des températures mondiales supérieures à la moyenne du 20e siècle tandis que la France a connu son année la plus chaude jamais enregistrée.
La synthèse 2023 du 6e rapport du GIEC clôture son sixième cycle d'évaluation (AR6) et il faudra attendre plusieurs années avant qu'un nouveau rapport soit produit. Il est donc légitime de considérer ce rapport comme un ultime outil d'aide à la décision pour limiter les risques et dommages liés au changement climatique.
Voici les principales informations que l'on peut retenir de ce rapport de synthèse sur le changement climatique de notre planète, avec entre crochet [] les références qui renvoient aux rapports complets.
Réchauffement climatique : situation et causes
Les activités humaines ont sans équivoque provoqué le réchauffement de la planète, la température moyenne à la surface du globe pour la décennie 2011-2020 est supérieure de + 1,1 °C aux températures estimées pour à la fin du 19e siècle.
La température à la surface du globe a augmenté plus rapidement depuis 1970 qu'au cours de toute autre période de 50 ans sur les 2000 dernières années. En 2019, les concentrations de CO2 dans l'atmosphère n'ont jamais été aussi élevées depuis au moins 2 millions d'années, et les concentrations de méthane et d'oxyde nitreux n'ont jamais été aussi élevées depuis au moins 800 000 ans [A.1.1 et A.1.3]
Cette hausse des températures s'explique par la hausse considérable des émissions de gaz à effet de serre provenant d'une utilisation non durable de l'énergie, de l'utilisation et du changement d'affectation des sols, des modes de vie et des modèles de consommation et de production.
L'utilisation de combustibles fossiles est le principal facteur de réchauffement de la planète. En 2019, environ 79 % des émissions mondiales de GES provenaient de l'énergie, de l'industrie, des transports et des bâtiments, et 22 % de l'agriculture, de la sylviculture et d'autres utilisations des terres. Les réductions d'émissions de CO2 dues aux mesures d'efficacité sont éclipsées par l'augmentation des émissions dans de nombreux secteurs [A.1.4] (voir secteurs d'émissions dans le monde et en France).
La responsabilité incombe principalement aux plus aisés qui surconsomment : 10 % de ménages ayant les émissions les plus élevées par personne contribuent à hauteur de 34 à 45 % à l'ensemble des émissions des ménages, tandis que les 50 % les moins bien lotis y contribuent à hauteur de 13 à 15 %. [A.1, A.1.5, A.2.1]
Changement climatique : conséquences
Le changement climatique fait des ravages, mais certaines personnes et certains endroits sont plus durement touchés, avec des changements rapides et généralisés de notre planète qui affectent déjà les conditions météorologiques et les extrêmes climatiques dans toutes les régions, causant des impacts négatifs, des pertes et des dommages à la nature et aux personnes.
Conséquences sur les communautés humaines
Paradoxalement, ce sont les communautés vulnérables qui, historiquement, ont le moins contribué aux émissions en gaz à effet de serre qui sont touchées de manière disproportionnée.
Environ 3,3 à 3,6 milliards de personnes sont très vulnérables au changement climatique - les personnes vivant dans des régions très vulnérables avaient 15 fois plus de risques de mourir d'inondations, de sécheresses et de tempêtes entre 2010 et 2020 que celles vivant dans des régions très peu vulnérables...
https://www.notre-planete.info/actualites/5048-6e-rapport-GIEC-synthese-changement-climatique
source : www.notre-planete.info
Réchauffement climatique : les années se suivent et se ressemblent, confirmant depuis maintenant des décennies le réchauffement climatique planétaire en cours. L'année 2022 est la 5e année la plus chaude jamais enregistrée et la 46e année consécutive avec des températures mondiales supérieures à la moyenne du 20e siècle tandis que la France a connu son année la plus chaude jamais enregistrée.
La synthèse 2023 du 6e rapport du GIEC clôture son sixième cycle d'évaluation (AR6) et il faudra attendre plusieurs années avant qu'un nouveau rapport soit produit. Il est donc légitime de considérer ce rapport comme un ultime outil d'aide à la décision pour limiter les risques et dommages liés au changement climatique.
Voici les principales informations que l'on peut retenir de ce rapport de synthèse sur le changement climatique de notre planète, avec entre crochet [] les références qui renvoient aux rapports complets.
Réchauffement climatique : situation et causes
Les activités humaines ont sans équivoque provoqué le réchauffement de la planète, la température moyenne à la surface du globe pour la décennie 2011-2020 est supérieure de + 1,1 °C aux températures estimées pour à la fin du 19e siècle.
La température à la surface du globe a augmenté plus rapidement depuis 1970 qu'au cours de toute autre période de 50 ans sur les 2000 dernières années. En 2019, les concentrations de CO2 dans l'atmosphère n'ont jamais été aussi élevées depuis au moins 2 millions d'années, et les concentrations de méthane et d'oxyde nitreux n'ont jamais été aussi élevées depuis au moins 800 000 ans [A.1.1 et A.1.3]
Cette hausse des températures s'explique par la hausse considérable des émissions de gaz à effet de serre provenant d'une utilisation non durable de l'énergie, de l'utilisation et du changement d'affectation des sols, des modes de vie et des modèles de consommation et de production.
L'utilisation de combustibles fossiles est le principal facteur de réchauffement de la planète. En 2019, environ 79 % des émissions mondiales de GES provenaient de l'énergie, de l'industrie, des transports et des bâtiments, et 22 % de l'agriculture, de la sylviculture et d'autres utilisations des terres. Les réductions d'émissions de CO2 dues aux mesures d'efficacité sont éclipsées par l'augmentation des émissions dans de nombreux secteurs [A.1.4] (voir secteurs d'émissions dans le monde et en France).
La responsabilité incombe principalement aux plus aisés qui surconsomment : 10 % de ménages ayant les émissions les plus élevées par personne contribuent à hauteur de 34 à 45 % à l'ensemble des émissions des ménages, tandis que les 50 % les moins bien lotis y contribuent à hauteur de 13 à 15 %. [A.1, A.1.5, A.2.1]
Changement climatique : conséquences
Le changement climatique fait des ravages, mais certaines personnes et certains endroits sont plus durement touchés, avec des changements rapides et généralisés de notre planète qui affectent déjà les conditions météorologiques et les extrêmes climatiques dans toutes les régions, causant des impacts négatifs, des pertes et des dommages à la nature et aux personnes.
Conséquences sur les communautés humaines
Paradoxalement, ce sont les communautés vulnérables qui, historiquement, ont le moins contribué aux émissions en gaz à effet de serre qui sont touchées de manière disproportionnée.
Environ 3,3 à 3,6 milliards de personnes sont très vulnérables au changement climatique - les personnes vivant dans des régions très vulnérables avaient 15 fois plus de risques de mourir d'inondations, de sécheresses et de tempêtes entre 2010 et 2020 que celles vivant dans des régions très peu vulnérables...
https://www.notre-planete.info/actualites/5048-6e-rapport-GIEC-synthese-changement-climatique
source : www.notre-planete.info