الجمهورية التونسية | وزارة الفلاحة والموارد المائية و الصيد البحري

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(Agence Ecofin) - Les marchés mondiaux du sucre ont été parmi les plus tendus cette année sur fond d’inquiétudes sur l’approvisionnement. Si les perspectives s’améliorent du côté du Brésil, les restrictions à l’export de l’Inde, second producteur de la denrée alimentent de nouveau les incertitudes.
En Inde, les ventes de sucre sur le marché international pourraient être suspendues durant la campagne 2023/2024 débutant en octobre prochain. D’après plusieurs sources proches du gouvernement, interrogées par Reuters, cette mesure s’expliquerait par la rareté des pluies qui a affecté les rendements de la canne à sucre. 
En effet dans les principaux États producteurs que sont le Mahārāshtra et le Karnataka, le volume des pluies de la mousson qui sont tombées cette année a été 50 % inférieur au niveau moyen de ces dernières années.  
Si cette décision était effective, elle signerait la première interdiction d’exportation du sucre imposée par l’Inde en 7 ans et marquerait un nouveau cap dans la politique de restriction des ventes adoptée par le gouvernement depuis un an pour assurer l’approvisionnement du marché intérieur et stabiliser les prix.
Déjà durant l’actuelle saison, les autorités ont plafonné le volume de sucre exportable par les usines à seulement 6,1 millions de tonnes contre un stock de 11,1 millions de tonnes expédié en 2021/2022. Cette décision devrait d’ailleurs faire perdre au pays, le titre de second exportateur mondial de sucre au profit de la Thaïlande, une première en deux ans. « L’inflation alimentaire est une source de préoccupation. La récente hausse des prix du sucre élimine la possibilité des exportations », indique une source proche des autorités.
Plus globalement, les observations indiquent que les restrictions sur le sucre devraient contribuer de nouveau à des tensions sur le marché sucrier. Les cours de la denrée s’étaient déjà envolés fin avril à leurs plus hauts niveaux depuis 2011 sur fond d’inquiétudes sur l’offre brésilienne avec les inondations qui ont endommagé la récolte et la préférence marquée des usines pour la production d’éthanol qui consomme près de la moitié de la canne à sucre produite dans le pays.  

source: agenceecofin.com