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(Agence Ecofin) - En Afrique, l’agriculture fournit 25 % du PIB. Plus que toute autre branche de l’économie, le secteur offre de nombreuses opportunités pour stimuler les échanges commerciaux dans le cadre de la zone de libre-échange continentale.
La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a conclu le 14 novembre au Caire, un accord de financement avec l’opérateur panafricain de parcs industriels Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP) et les gouvernements du Tchad, du Malawi, du Zimbabwe et d’Égypte. L’entente a été signée en marge de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2023) qui se tient du 9 au 15 novembre.
Le deal implique un appui financier de 2 milliards $ qui profitera à l’initiative « Export Agriculture for Food Security (ExAFS) ». Ce projet ambitionne de donner un coup d’accélérateur à la production, la transformation et le commerce intra-africain de produits agricoles.
Alors que sur le continent africain, près de 20 % de la population, soit environ 281 millions de personnes ont fait face à la sous-alimentation en 2022, l’ExAFS compte s’attaquer au chantier de l’insécurité alimentaire en apportant un soutien à l’accroissement de l’offre en denrées de base et en améliorant les revenus des producteurs.
Dans le cadre de cette ambition, l’initiative prévoit la mise sur pied de Centres de transformation agricoles (ATC) qui seront gérés en partenariat public-privé. Ces zones offriront des facilités pour la collecte, le tri, le stockage, le transport ainsi que la transformation et la distribution de produits agricoles. Elles fourniront aussi des services agricoles comme la microfinance, la vulgarisation, la formation ainsi que l’entreposage frigorifique.
« L’Afreximbank joue le rôle de financier, facilitateur et de conseiller. Il conduira la mise en œuvre des activités partenariales alors que les gouvernements des pays ciblés fourniront les cadres stratégiques et l’environnement favorable aux ATC qui vont attirer une large palette d’investisseurs allant des entreprises semencières aux institutions financières en passant par les grandes fermes commerciales », peut-on lire dans un communiqué.
Il faut noter que la démarche d’Afreximbank intervient quelques jours après une autre annonce d’envergure en faveur du secteur agricole africain. Ainsi durant les Markets Days de l’African Investment Forum (AIF) qui se sont tenus du 8 au 10 novembre, à Marrakech, au Maroc, la BAD a indiqué que sa nouvelle Alliance pour les Zones spéciales de transformation agro-industrielle s’était engagée à investir 3 milliards $ pour soutenir la production alimentaire en Afrique.  

source: agenceecofin.com