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Un nouveau vent souffle sur l’agriculture tunisienne. Depuis plusieurs années, des fruits venus d’Asie papaye, fruit du dragon, goyave asiatique, mangoustan ou encore longane trouvent progressivement leur place dans les vergers tunisiens. Un secteur encore méconnu, mais en pleine expansion, porté par des agriculteurs pionniers qui voient dans ces cultures une véritable opportunité économique.
Parmi eux, Mohamed Ben Dhaou, agriculteur et expert en culture de fruits asiatiques depuis 16 ans, a partagé son expérience au micro de Tunisie Numérique. Selon lui, le potentiel de ce nouveau créneau est immense. « Ce secteur est bénéfique et ne nécessite pas de grandes ressources. C’est une chance pour les agriculteurs qui peuvent débuter avec de petits moyens », affirme-t-il.
Peu d’eau, beaucoup d’avenir: Un secteur adapté à la Tunisie
L’un des principaux atouts de ces cultures réside dans leur faible besoin en irrigation. Dans un pays marqué par le stress hydrique, cette caractéristique fait toute la différence.
« Les fruits asiatiques demandent moins d’eau que les cultures traditionnelles. C’est un avantage majeur dans le contexte actuel », explique Ben Dhaou.
L’État subventionne déjà une partie du processus, mais l’expert appelle à aller plus loin. Il encourage les autorités à soutenir davantage les petits exploitants pour leur permettre d’investir dans cette niche à forte valeur ajoutée.
Une mine d’or nutritionnelle et économique
Les papayes, pitayas (ou fruits du dragon) et autres fruits exotiques regorgent de bénéfices pour la santé : antioxydants, vitamines, fibres, propriétés digestives… Leur demande mondiale explose, stimulée par les tendances alimentaires naturelles et la cuisine fusion.
« Les Tunisiens commencent à les adopter et le marché international est encore plus prometteur », souligne Ben Dhaou, convaincu qu’une production nationale structurée pourrait créer un véritable écosystème rentable.
L’Europe en ligne de mire: Une opportunité stratégique
La proximité géographique de la Tunisie avec l’Europe représente un atout majeur. Selon l’expert, le pays peut rapidement se positionner comme fournisseur de fruits exotiques pour le marché européen, dominé aujourd’hui par l’Amérique latine et l’Asie.
« La Tunisie peut arracher une part importante du marché européen. Nous avons la qualité, le climat et la position stratégique. Il faut juste faciliter l’export en grandes quantités », insiste-t-il.
Pour cela, il appelle l’État à simplifier les procédures, encourager les investissements et ouvrir davantage la voie aux petits agriculteurs.
Un secteur jeune mais plein d’espoir
Entre faible consommation d’eau, rentabilité rapide, demande internationale croissante et soutien partiel de l’État, les fruits asiatiques représentent une nouvelle piste solide pour diversifier l’agriculture tunisienne.

source: tunisienumerique.com