RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a dévoilé les mesures engagées pour sécuriser les besoins de la Tunisie en céréales, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations des marchés internationaux et la hausse des coûts liés au transport et à l’assurance.

Ces précisions figurent dans une réponse officielle datée du 16 juillet 2026 à une question écrite adressée, le 25 mars 2026, par la députée Meriem Cherif, élue de la circonscription de Oued Ellil-Manouba, au sujet de la stratégie du département en matière de stockage du blé dans le contexte international actuel. La question avait été formulée conformément à l’article 114 de la Constitution et à l’article 129 du règlement intérieur de l’Assemblée des représentants du peuple.

Les tensions régionales pèsent sur les marchés et le transport

Dans sa réponse, le ministère indique que les répercussions de ce qu’il qualifie de guerre irano-israélo-américaine dans la région du Moyen-Orient ont eu un impact direct et important sur les marchés du pétrole et de l’énergie.

Les marchés céréaliers ont également été affectés, quoique dans une moindre mesure, notamment à travers l’augmentation des coûts de transport et d’assurance.

Le ministère estime que ces effets pourraient s’accentuer en cas de prolongation du conflit, avec un risque de perturbation des chaînes d’approvisionnement si les routes maritimes venaient à être modifiées sous l’effet des pressions exercées sur certains détroits stratégiques.

Des appels d’offres pour sécuriser les besoins en céréales

Face à ces risques, les services du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, en coordination avec l’Office des céréales, ont procédé au lancement d’appels d’offres pour l’acquisition de quantités de céréales.

Cette démarche vise à garantir la continuité de l’approvisionnement du pays tout en tenant compte de la disponibilité de la production nationale.

Concernant le blé dur, les achats programmés doivent permettre d’assurer la jonction avec le démarrage de la récolte locale, selon les précisions fournies dans la réponse ministérielle.

Le blé tendre devait couvrir les besoins jusqu’à fin juillet 2026

S’agissant du blé tendre, le ministère précise que les quantités acquises après le déclenchement du conflit devaient permettre de couvrir les besoins du pays jusqu’à fin juillet 2026.

Le document, daté du 16 juillet, ne fournit toutefois pas de données actualisées sur le niveau des stocks ou sur la couverture des besoins au-delà de cette échéance.

Une surveillance continue des marchés mondiaux

Le ministère assure par ailleurs qu’il poursuivra le suivi étroit des évolutions internationales et de leur impact sur les marchés céréaliers.

L’objectif est notamment de saisir les opportunités disponibles sur les marchés internationaux afin de garantir un approvisionnement normal du pays en céréales et de limiter autant que possible les effets des fluctuations extérieures.

Des financements à mobiliser pour les achats restants de 2026

Le département de l’Agriculture indique également qu’il continuera à travailler avec l’ensemble des parties concernées afin de mobiliser les financements nécessaires à l’importation du reste des achats programmés pour l’année 2026.

Ces démarches doivent permettre à la Tunisie de poursuivre ses opérations d’approvisionnement dans les meilleures conditions possibles, malgré les incertitudes pesant sur les marchés mondiaux et les routes commerciales.

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