RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

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L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de mettre en garde contre le risque d’un « choc systémique » pour le réseau agricole et alimentaire.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis en garde contre le risque d’un choc systémique pour le système agroalimentaire, les conflits au Moyen-Orient continuant de perturber les chaînes d’approvisionnement en engrais et de faire grimper les coûts de production agricole. Une conférence internationale sur la sécurité alimentaire s’est tenue à Rome, en Italie, afin d’examiner ce choc potentiel pour l’agriculture mondiale.

Lors de la conférence, des dirigeants et experts internationaux ont averti que les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne résultent pas seulement d’un conflit géopolitique, mais constituent également un choc direct pour la chaîne d’approvisionnement agricole, notamment pour le marché des engrais. La forte hausse des prix des engrais exerce une pression considérable sur les agriculteurs de nombreux pays.

La FAO prévoit que cette situation pourrait se produire dans de nombreux pays cette année, obligeant les agriculteurs à réduire les surfaces cultivées en blé et à se tourner vers des cultures moins dépendantes des engrais.

Notons que l’indice des prix alimentaires de la FAO, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires commercialisés à l’échelle mondiale, a augmenté pour le troisième mois consécutif en avril, sous l’effet des coûts élevés de l’énergie et des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.

Le choc se propage par étapes : énergie, engrais, semences, baisse des rendements, hausse des prix des matières premières, puis inflation alimentaire, selon la FAO.

La situation pourrait s’aggraver avec l’arrivée d’El Niño, qui devrait entraîner des sécheresses et perturber les régimes pluviométriques et thermiques dans plusieurs régions, selon l’organisation onusienne.

Pour éviter ce risque, elle préconise plus d’une vingtaine de mesures à court, moyen et long terme, dont des routes alternatives au détroit d’Ormuz, des crédits à des conditions abordables pour les agriculteurs ou la création de réserves régionales.