RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Le 7 février fût marqué par le premier anniversaire de la loi agricole de 2014 que le Ministère de l'agriculture américain (United States Department of Agriculture, USDA) s'est attaché à la mettre en œuvre depuis sa promulgation.
L’USDA a mis la priorité sur les différents volets en fonction des besoins, la prise d'effet rapide de l'aide en cas de catastrophe, et un positionnement prioritaire des programmes laitiers.
La loi de 2014 a supprimé les aides attribuées en fonction de la surface au profit d'un système d'assurance, soit sur les prix des récoltes, soit sur les risques agricoles- assurances non cumulables. Les agriculteurs ont jusqu'au 31 mars pour décider entre ces deux possibilités.
75.000 à 80.000 agriculteurs ont déjà officialisé leur choix et beaucoup d'autres ont commencé le processus. Néanmoins, il est admis que ce nombre ne représente qu'une petite partie des exploitations agricoles admissibles, estimées à plus de 1 million. L'USDA souhaite encourager les producteurs à initier les processus administratifs au plus tôt et à ne pas attendre la dernière minute pour s'inscrire. Plus de 4.000 séances d'information ont été organisées sur l'ensemble du territoire américain pour aider les producteurs à prendre leur décision.
La baisse des prix des produits agricoles de base a néanmoins un effet important sur le coût de ce mécanisme de protection des agriculteurs. En effet, la compensation de la perte de valeur des récoltes d'environ 40% a déjà un impact sur le budget global de la loi agricole : l'enveloppe allouée aux programmes de soutien aux matières premières se consomme plus vite que prévue et les programmes annexes risquent d'en pâtir.
Lorsque le programme d'aide alimentaire est exclu, l'assurance-récolte représente 45% des dépenses de la loi agricole. Cette part importante est appelée à être réduite ; la proposition de budget de la Maison Blanche soumise début février appelle à une réduction des subventions à l'assurance-récolte d'environ 16 milliards de dollars sur la prochaine décennie. Pour autant, à l'USDA, il est mis en avant que les programmes comme l'assurance-récolte et les subventions aux matières premières sont nécessaires afin que les agriculteurs puissent maintenir la tête hors de l'eau lorsque les récoltes sont mauvaises. Le retour à l'époque des programmes ad hoc en cas de catastrophe comme un moyen de protéger les agriculteurs n'est pas envisagé pour le moment.
Une des principales clarifications d'importance encore à venir concerne le principe de la "participation active" dans l'agriculture, citée comme un des critères pour percevoir les aides. Une des ambitions du projet de loi agricole était d'éliminer le soutien aux actuels bénéficiaires qui ont très peu d'implication dans des exploitations agricoles, mais étaient néanmoins en mesure d'en profiter par le biais de montages administratifs.
Source : http://france-science.org