RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

A l'occasion de la Journée mondiale de l'eau le 22 mars 2015, les Nations Unies tirent la sonnette d'alarme quant à l'utilisation de l’eau. En effet, selon le rapport annuel de L'ONU sur l'eau, intitulé "L'eau pour un monde durable", si nous continuons à dépenser cette ressource naturelle de la même manière qu'on le fait aujourd'hui, on devrait faire face à un déficit de 40% d'ici 2030. Le rapport insiste surtout sur les liens entre accès à l'eau, développement et gestion durable de cette ressource. En effet, la lutte contre la pauvreté va de pair avec une croissance de la demande en eau. Cela peut conduire à une surexploitation de cette ressource. 
L'ONU pointe l'urgence de la situation où biodiversité, industrie et agriculture sont menacées. Cela risque également de créer des conflits entre secteurs économiques et certains pays. Assainir l'eau est indispensable et est un processus qui n'est pas forcément facile à mettre en place. C'est un défi dans de nombreux pays en voie de développement. Concernant l'utilisation de ces ressources, il se trouve que 20% des eaux souterraines sont actuellement surexploitées. D'ici 2050, il se pourrait que la demande en eau augmente de 55%, notamment à cause de la croissance de l'urbanisation et de l'explosion démographique. Le rapport insiste sur la gestion durable de cette ressource. Il souligne qu’il y a assez d'eau sur Terre pour répondre aux besoins, à condition de changer notre façon de la gérer et de l'utiliser plus judicieusement pour ne pas la gaspiller. Une clé pour y arriver, c'est recycler systématiquement l'eau utilisée. Or, pour l'instant, 90% des eaux usées dans les villes des pays en voie de développement sont rejetées dans les fleuves, océans et lacs sans être traitées préalablement. Cela concerne aussi les pays développés, comme la ville canadienne de Montréal où "les tuyaux datent de plus de 100 ans". 
Il ressort aussi de ce rapport que l'un des problèmes de l'eau, c'est son prix : "les tarifs sont trop bas pour limiter l'utilisation excessive d'eau par les plus aisés et l'industrie". C'est le cas des centrales thermiques qui représentent 80% de la production d'électricité et qui sont l'une des plus gourmandes en eau. Pour encourager les Etats à mettre en place une meilleure gestion de l'eau à long terme, le rapport appuie sur les avantages que cela apporterait. Un dollar investit pour protéger un bassin hydraulique pourrait effectivement aider à économiser jusque 200 dollars sur le traitement de l'eau. Le rapport en profite également pour mettre en avant des initiatives positives. En Europe par exemple, des entreprises souhaitent mettre en place une irrigation plus économe en eau. 
Source : www. levif.be