RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Dans les Pouilles, dans le sud de l’Italie, plus d’un million d’oliviers ont déjà été contaminés.
Un débat fait rage sur le nombre d’arbres à arracher, alors que plusieurs espèces d’arbres fruitiers sont menacées.
D’où vient cette bactérie ?
Elle s’appelle Xylella fastidiosa et se trouve déjà responsable d’une véritable hécatombe dans la région méridionale des Pouilles. Selon les chiffres du commissaire européen à l’agriculture cette bactérie a infecté plus d’un million d’oliviers de la province de Lecce. Soit environ 10 % des 11 millions d’oliviers de ce territoire.
En Europe, le premier foyer a été découvert en 2013, mais il est probable qu’il a démarré avant. Le plus probable est qu’elle soit arrivée du Costa Rica, dont les souches sont proches de celle trouvée en Italie, nichée dans un végétal.
Comment se propage-t-elle ?
Depuis son apparition dans les Pouilles, Xylella s’est répandue, portée par des insectes piqueurs comme la cicadelle, qui se contamine en piquant un arbre pour en sucer la sève. L’insecte reste porteur à vie et va propager la maladie à tous les autres arbres qu’il pique.
Selon le ministère de l’agriculture français, la bactérie se manifeste au bout de plusieurs mois. Après avoir attaqué la cime du feuillage, elle dessèche totalement le végétal, jusqu’au tronc.
Comment peut-on réagir ?
Aucun remède scientifique n’a été trouvé pour sauver les arbres malades. Dès lors, les solutions sont limitées : il faut circonscrire une zone sanitaire de façon à isoler les foyers épidémiques – ce qui a été fait en Italie, pour 214 000 hectares – et procéder à l’arrachage des arbres.
Une stratégie qui provoque le débat, en Italie et ailleurs en Europe. Selon la Commission européenne, Rome a retardé l’arrachage des arbres pour ne pas s’exposer à la colère des producteurs. « Très peu d’oliviers ont été abattus » et un deuxième foyer d’épidémie a été signalé dans la province de Brindisi, ont indiqué les services de la Commission.
Mais la résistance monte en Italie contre la destruction d’oliveraies centenaires, qui ont façonné le paysage des Pouilles. Certains experts rappellent que la Californie vit encore avec Xylella et que la vigne est toujours présente dans la Napa Valley.
L’association italienne Peacelink invoque également des études scientifiques mettant en cause d’autres facteurs que Xylella dans les ravages subis par les oliveraies, notamment des champignons. « La Commission européenne risque de condamner à mort tout l’écosystème des Pouilles » sur la base d’études erronées, met-elle en garde.
Présente dans le sud de l’Italie, l’épidémie menace tout le sud du continent, le froid semblant être un facteur limitant. En France, en Espagne et au Portugal, l’inquiétude est d’autant plus grande que Xylella peut s’attaquer à d’autres végétaux, comme la vigne, les agrumes, les abricotiers, cerisiers, pêchers ou pruniers.
Le 13 mars, la préfecture de Corse a souligné que Xylella n’avait pas été signalée dans l’île. Mais elle a lancé un appel à la vigilance.
Source : la-croix.com
Un débat fait rage sur le nombre d’arbres à arracher, alors que plusieurs espèces d’arbres fruitiers sont menacées.
D’où vient cette bactérie ?
Elle s’appelle Xylella fastidiosa et se trouve déjà responsable d’une véritable hécatombe dans la région méridionale des Pouilles. Selon les chiffres du commissaire européen à l’agriculture cette bactérie a infecté plus d’un million d’oliviers de la province de Lecce. Soit environ 10 % des 11 millions d’oliviers de ce territoire.
En Europe, le premier foyer a été découvert en 2013, mais il est probable qu’il a démarré avant. Le plus probable est qu’elle soit arrivée du Costa Rica, dont les souches sont proches de celle trouvée en Italie, nichée dans un végétal.
Comment se propage-t-elle ?
Depuis son apparition dans les Pouilles, Xylella s’est répandue, portée par des insectes piqueurs comme la cicadelle, qui se contamine en piquant un arbre pour en sucer la sève. L’insecte reste porteur à vie et va propager la maladie à tous les autres arbres qu’il pique.
Selon le ministère de l’agriculture français, la bactérie se manifeste au bout de plusieurs mois. Après avoir attaqué la cime du feuillage, elle dessèche totalement le végétal, jusqu’au tronc.
Comment peut-on réagir ?
Aucun remède scientifique n’a été trouvé pour sauver les arbres malades. Dès lors, les solutions sont limitées : il faut circonscrire une zone sanitaire de façon à isoler les foyers épidémiques – ce qui a été fait en Italie, pour 214 000 hectares – et procéder à l’arrachage des arbres.
Une stratégie qui provoque le débat, en Italie et ailleurs en Europe. Selon la Commission européenne, Rome a retardé l’arrachage des arbres pour ne pas s’exposer à la colère des producteurs. « Très peu d’oliviers ont été abattus » et un deuxième foyer d’épidémie a été signalé dans la province de Brindisi, ont indiqué les services de la Commission.
Mais la résistance monte en Italie contre la destruction d’oliveraies centenaires, qui ont façonné le paysage des Pouilles. Certains experts rappellent que la Californie vit encore avec Xylella et que la vigne est toujours présente dans la Napa Valley.
L’association italienne Peacelink invoque également des études scientifiques mettant en cause d’autres facteurs que Xylella dans les ravages subis par les oliveraies, notamment des champignons. « La Commission européenne risque de condamner à mort tout l’écosystème des Pouilles » sur la base d’études erronées, met-elle en garde.
Présente dans le sud de l’Italie, l’épidémie menace tout le sud du continent, le froid semblant être un facteur limitant. En France, en Espagne et au Portugal, l’inquiétude est d’autant plus grande que Xylella peut s’attaquer à d’autres végétaux, comme la vigne, les agrumes, les abricotiers, cerisiers, pêchers ou pruniers.
Le 13 mars, la préfecture de Corse a souligné que Xylella n’avait pas été signalée dans l’île. Mais elle a lancé un appel à la vigilance.
Source : la-croix.com