RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

En 2050, il y aura assez d’eau pour produire la nourriture nécessaire à l’alimentation de la population mondiale qui dépassera les neuf milliards, mais la surconsommation, la dégradation des ressources et l’impact du changement climatique réduiront la disponibilité en eau dans de nombreuses régions, en particulier dans les pays en développement, mettent en garde dans un document diffusé, mardi 14 avril 2015, la FAO et le Conseil mondial de l’eau (CME).

Intitulé "Towards a water and food secure future" (Vers un avenir sûr en eau et nourriture), le rapport souligne que les politiques et les investissements des secteurs public et privé doivent faire en sorte que les cultures, le bétail et le poisson soient produits de manière durable et en sauvegardant les ressources en eau.

Ces actions sont essentielles pour réduire la pauvreté, accroître les revenus et assurer la sécurité alimentaire à de nombreuses personnes vivant dans les zones rurales et urbaines, selon le rapport.


En 2050, quelque 60 %de plus de nourriture – jusqu’à 100 % dans les pays en développement – seront nécessaires pour nourrir l’humanité tandis que l’agriculture restera le premier secteur consommateur d’eau dans le monde, absorbant dans de nombreux pays environ les deux tiers ou plus des disponibilités tirées des rivières, des lacs et des aquifères.

En dépit de l’urbanisation rampante, une grande partie de la population mondiale et la plupart des pauvres continueront en 2050 à tirer leurs moyens de subsistance de l’agriculture. Mais le volume d’eau disponible pour l’agriculture se réduira en raison de la demande concurrentielle des villes et de l’industrie, note le rapport.

Dans ce contexte, les agriculteurs, notamment les petits exploitants, devront recourir à des technologies et à des pratiques de gestion judicieuses pour accroître leur production sur des disponibilités limitées en terre et en eau.

Actuellement, la rareté de l’eau affecte plus de 40 %de la population mondiale, une proportion qui devrait atteindre les deux tiers d’ici à 2050.

Cela est largement dû à la surconsommation d’eau pour l’agriculture et la production alimentaire. Dans certaines régions, l’agriculture intensive, le développement industriel et les villes en expansion sont tous responsables de la pollution des sources d’eau, ajoute le rapport.

Pour remédier à la dégradation des ressources et au gaspillage de l’eau, les institutions concernées devraient être plus transparentes en ce qui a trait à leurs mécanismes d’attribution et de tarification, soulignent la FAO et le CME. Fondamentalement, les droits relatifs à l’eau doivent être alloués de manière équitable et inclusive.
Source : FAO