RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Le pessimisme des éleveurs français détonne avec la prospérité du marché mondial de la viande. Les prix ont encore augmenté de 8 % l'an dernier selon la FAO. C'est une exception dans le secteur des productions alimentaires, qui ont vu décliner le prix des huiles, des céréales ou du lait. Cette hausse des prix de la viande est aujourd'hui essentiellement tirée par la demande asiatique, l'Asie qui absorbe la moitié des 320 millions de tonnes de viandes produites sur la planète.
La Chine, traditionnellement grande consommatrice et productrice de porc, est aussi devenue le troisième importateur de bœuf et même le deuxième importateur d'agneau et de mouton. Le goût pour la viande rouge, marqueur social, progresse dans la classe moyenne chinoise, un demi-milliard d'individus. Et les importations de viande rouge sont favorisées par les scandales alimentaires en Chine, où l'on a parfois fait passer du renard pour du bœuf. La méfiance est la même que pour le lait infantile, importé de Nouvelle-Zélande, voire de France.
Si en 2015 on observe une accalmie de l'appétit chinois de viande, d'autres pays émergents prennent le relais : de l'Indonésie au Mexique, en passant par la Malaisie, les Philippines et l'Afrique. Ce qui devrait avantager parmi les pays exportateurs de viande : l'Inde, le Brésil, l'Uruguay, plus que l'Argentine qui a décapitalisé son cheptel au profit du soja, et plus que les Etats-Unis, dont le bœuf est devenu hors de prix après les sécheresses, et qui sont même devenus importateurs nets de bœuf. Quant au bœuf européen, il n'a pas encore retrouvé ses marchés d'avant la crise de la vache folle et il continue de souffrir, à l'inverse, d'un déclin européen de la consommation de viande.
Source : rfi.fr.
La Chine, traditionnellement grande consommatrice et productrice de porc, est aussi devenue le troisième importateur de bœuf et même le deuxième importateur d'agneau et de mouton. Le goût pour la viande rouge, marqueur social, progresse dans la classe moyenne chinoise, un demi-milliard d'individus. Et les importations de viande rouge sont favorisées par les scandales alimentaires en Chine, où l'on a parfois fait passer du renard pour du bœuf. La méfiance est la même que pour le lait infantile, importé de Nouvelle-Zélande, voire de France.
Si en 2015 on observe une accalmie de l'appétit chinois de viande, d'autres pays émergents prennent le relais : de l'Indonésie au Mexique, en passant par la Malaisie, les Philippines et l'Afrique. Ce qui devrait avantager parmi les pays exportateurs de viande : l'Inde, le Brésil, l'Uruguay, plus que l'Argentine qui a décapitalisé son cheptel au profit du soja, et plus que les Etats-Unis, dont le bœuf est devenu hors de prix après les sécheresses, et qui sont même devenus importateurs nets de bœuf. Quant au bœuf européen, il n'a pas encore retrouvé ses marchés d'avant la crise de la vache folle et il continue de souffrir, à l'inverse, d'un déclin européen de la consommation de viande.
Source : rfi.fr.