RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Affectée par le développement de la mouche de l’olive, la production française d’huile d’olive accuse un recul de 65% entre les campagnes 2013-14 et 2014-15, à 1669 tonnes, d’après les chiffres de l'Association française interprofessionnelle de l'olive (Afidol). Les pertes s’élèvent respectivement à 69% en Provence-Alpes-Côte d’Azur (1031 tonnes déclarées en 2014-15 contre 3346 tonnes en 2013-14), 41% en Languedoc-Roussillon (483 tonnes contre 824 tonnes en 2013-14), et 72% en Rhône-Alpes (155 tonnes contre 545 tonnes en 2013-14). Les Alpes-Maritimes, le Var, le Vaucluse et la Drôme sont les départements les plus touchés. Selon l’établissement national des produits de l’agriculture "France AgriMer", l’hiver doux, l’été frais et l’automne doux ont engendré un niveau d’attaque de la mouche de l’olive exceptionnel". Egalement appelée Bactrocera oleae, la mouche de l’olive infecte les olives, qui tombent au sol. Les larves s’attaquent à l’alimentation du fruit et placent sa pulpe au contact de l’air et de leurs déjections. Selon France AgriMer, les possibilités de traitements phytosanitaires sont limitées et n’ont pu être efficientes sur l’ensemble des exploitations, et la chute de la production d’huile, déjà conséquente en agriculture conventionnelle, l’est encore davantage dans les exploitations converties à l’agriculture biologique, où elle a été inexistante dans certains cas. D’après l’établissement, le prix moyen pondéré de l’huile d’olive progresse depuis le début de l’année dans une fourchette comprise entre 5% et 10%, tandis que des exploitants ont fait le choix de réduire la contenance de leurs bouteilles, passant d’un format de 75cl, le plus répandu dans la vente au détail, à un format de 50cl. Si la campagne 2015-16 recèle un potentiel de 5000 tonnes, la production moyenne française habituelle, la douceur de l’hiver a compromis la destruction des mouches dans le sol. Des problèmes de sécheresse pourraient par ailleurs survenir pour les vergers non irrigués.
Source : www.usinenouvelle.com