RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Un manque des ressources hydrauliques n'est pas à craindre en Tunisie. Cependant, il est nécessaire d'élaborer une nouvelle stratégie mettant fin à la surexploitation de ces ressources due à la croissance démographique, selon le directeur général des ressources hydrauliques au ministère de l'agriculture.
Il a affirmé lors d'une journée de sensibilisation sur le projet d'une carte des ressources hydrauliques en Tunisie que les ressources des eaux profondes et celles de surfaces sont estimées respectivement à 2,1 milliards m3 et 2,7 milliards m3 précisant que ces données tiennent compte de l'irrégularité des pluies et la succession des phénomènes de sécheresse et des inondations. Cependant, la Tunisie sera confrontée à une situation de stress hydrique dans les années à venir selon plusieurs études réalisées à l'échelle internationale.
Les ressources hydrauliques notamment, les eaux de surface ont connu une exploitation intensive à travers la création de plusieurs grands barrages, lacs collinaires outre le sondage de puits, a noté de son coté, l'expert en eau profonde et géologie. Pour lui, les avantages agricoles accordés pour l'exploitation de l'eau durant la dernière décennie ont contribué à cette surexploitation notamment aux niveaux des périmètres irrigués. Il a noté que cette situation nécessite l'élaboration d'une carte des ressources hydrauliques pour revoir le système d'exploitation d'une manière radicale et adopter de nouvelles orientations pour la rationalisation de la consommation et l'exploitation d'autres nappes non mobilisées jusqu'à présent.
L'étude relative à la carte des ressources hydrauliques en Tunisie porte sur la réalisation d'une banque de données sur les ressources hydrauliques en Tunisie (eau de surface et eau profonde) pour l'instauration d'un système d'information géographique numérisé facilitant la prise de décisions et la gestion de l'exploitation des eaux. L'étude confiée à Comete Ingéniering et à un bureau d'étude espagnol sera réalisée sur 28 mois, comprend 6 étapes portant sur la réalisation d'une carte topographique et une carte de la pluviométrie.
Il s'agit également, d'élaborer une carte des eaux d'écoulement et une carte des eaux profondes. Une autre étape sera consacrée à la réalisation d'un inventaire des équipements hydriques et à la formation des cadres outre l'élaboration d'un système géographique informatisé en dernière étape. Pour le coordinateur du projet au bureau d'études Comete, l'étude permettra de collecter toutes les données nécessaires à la préparation de la carte. Des sessions de formation seront organisées au profit des cadres du ministère de l'agriculture permettant l'exploitation de la carte et son actualisation dans les années à venir, a-t-il ajouté
Source : TAP.