RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

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Les Pays-Bas et la FAO intensifient leur collaboration dans le domaine de la gestion de l'eau. Un don de 7 millions de dollars du gouvernement néerlandais en faveur de l'utilisation des technologies de télédétection va permettre d'aider les pays pauvres en eau du Proche-Orient et d'Afrique à surveiller et à améliorer leur utilisation de l'eau pour la production agricole.

Le projet financé par les Pays-Bas et doté, avec ce don supplémentaire, d'un budget de 10 millions de dollars, utilise les données par satellite pour détecter les terres où l'utilisation de l'eau ne se traduit pas en une production agricole optimale, identifier la source du problème et recommander différentes techniques de semis et d'irrigation. 

«Le projet se sert de certaines des technologies les plus avancées en tenant compte des écosystèmes et de l'utilisation équitable des ressources en eau», a déclaré le Directeur général de la FAO lors d'un événement marquant la prolongation de l'accord au siège de la FAO à Rome. 

Il a souligné l'importance du projet à la veille de la Conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à Paris, en faisant remarquer le stress supplémentaire qu'exerce le changement climatique sur les agriculteurs et la manière dont ils gèrent leurs ressources en eau limitées.

«Nous savons tous que les ressources en eau se raréfient, mais qu'en même temps, elles sont cruciales pour produire suffisamment de nourriture pour une population croissante», a indiqué la Représentante permanente des Pays-Bas auprès de la FAO. 

«Grâce à cette approche innovante de télédétection pour améliorer la productivité de l'eau, nous offrons aux agriculteurs un outil concret pour décider du meilleur usage de l'eau et de quels types de plantes cultivé – mais aussi de la campagne de croissance de façon à pouvoir cibler leurs investissements», a-t-elle ajouté. 

Les outils créés dans le cadre du projet, qui seront mis à la disposition des gouvernements comme des agriculteurs à titre gratuit, visent également à permettre aux responsables politiques de prendre des décisions fondées sur des données concrètes. 

Quelque 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce dans le monde sont destinés à l'agriculture – un chiffre qui arrive même à toucher les 95 pour cent dans certains pays en développement, compromettant sérieusement l'avenir durable de la production agricole. 

La raréfaction des ressources hydriques et la concurrence pour l'eau risquent également de faire avorter les efforts de réduction de la pauvreté, en particulier dans les zones rurales semi-arides où l'accès à cette précieuse ressource pour l'agriculture et l'élevage est capital pour jouir de moyens d'existence stables. 

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Source : FAO.