RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

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Annoncée depuis des années, l'abolition des quotas sucriers le 1er octobre 2017 a eu le temps d'être soigneusement préparée, selon le commissaire européen à l'Agriculture. Le bien-fondé d'une telle préparation est d'autant plus justifié dans le contexte actuel des multiples crises agricoles, en particulier celle du lait dans un marché mondial en surproduction, 18 mois après l'abolition des quotas dans l'UE. Un groupe d'experts nationaux sur le sucre a rencontré mi-octobre le « groupe de dialogue civil » qui réunit les parties prenantes du secteur sucrier. Les marchés font l'objet d'un « suivi accru ». Un tableau de bord est publié depuis le début de l'année.
Les quotas de production s'élèvent actuellement à 13,5 millions de tonnes. Disparaîtra également le concept de production « hors quota », destinée notamment à la fabrication de biocarburants ou autres produits industriels non-alimentaires, et à l'exportation jusqu'à un plafond de 1,374 million de tonnes fixé par l'Organisation mondiale du commerce (OMC). En 2006, une grande réforme a transformé le secteur, censée améliorer la compétitivité des acteurs. En deux ans, 83 usines ont fermé, selon le Comité européen des fabricants de sucre (CEFS), soit 40 % des sucreries européennes. Une poignée de producteurs subsistent en Europe. La France et l'Allemagne assurent près de la moitié de la production de sucre de l'UE (24 % chacune), suivie de la Pologne (11 %) et du Royaume-Uni (8 %). L'UE est le plus gros producteur mondial de sucre de betterave et le principal importateur de sucre de canne brut destiné au raffinage, qui se fait au Royaume-Uni, au Portugal ou en Roumanie. Selon des sources concordantes, alors que plusieurs sucreries européennes ne fonctionnent pour l'instant pas à plein régime, les fabricants de l'UE seront capables dès l'expiration des quotas d'augmenter leur production de 20 %. 
Mais pour certains analystes, qui tablent sur une augmentation de 2,5 millions de tonnes de la production de l'UE, la conquête de nouveaux marchés pour l'UE s'avérera difficile vu de l'évolution des marchés visés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord depuis dix ans, puisque des pays comme l'Irak ou l'Algérie se dotent de leurs propres raffineries. 
Source : www.terre-net.fr