RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Le système alimentaire mondial est dominé par l’industrie agroalimentaire et l’agriculture productiviste et industrielle, générant une utilisation croissante de ressources naturelles et une production massive de déchets. En même temps, près d’un milliard de personnes souffrent de malnutrition et les études démographiques prévoient une population mondiale de près de 9 milliards d’habitants en 2050. Il est urgent de reconsidérer ces modes d’organisation au profit de systèmes alimentaires alternatifs, notamment en adoptant une alimentation durable et locale.
Aujourd’hui, l’alimentation humaine n’est plus réduite à sa fonction primaire nourricière, c’est-à-dire à l’assimilation d’une substance essentielle, source d’énergie et de nutriments, pour subvenir à ses besoins physiologiques. Depuis quelques années, le concept de « durabilité » de l’alimentation a émergé, elle s’inscrit notamment dans un champ de recherche relativement récent qui décrit ses divers liens avec l’environnement. C’est une notion complexe à définir car elle se situe à l’interface d’une multitude de champs disciplinaires (environnement, social, économique, sanitaire, nutritionnel etc.).
Promouvoir des systèmes alimentaires durables en modifiant ses habitudes de consommation
Les changements de comportement des consommateurs se répercutent indirectement sur l’ensemble des acteurs/activités du système alimentaire et peuvent favoriser in fine une alimentation durable qui lie la santé de l’homme et celle de l’environnement. Ainsi, consommer des produits dérivés des animaux dont l’alimentation à base de soja a contribué à la déforestation en Amérique du Sud, ou consommer des poissons d’élevage nourris à base d’autres poissons issus de la surpêche, n’est pas une option durable ! Il est donc essentiel de changer son alimentation, en remettant notamment le végétal (fruits, légumes, légumes secs, céréales) au centre de l’assiette.
Pour une alimentation à moindre impact sur l’environnement, plus saine et à coût égal.
Bien que le consommateur soit le dernier maillon de la chaîne alimentaire, il peut participer à travers ses changements de comportement, à la protection de l’environnement, tout en s’assurant une nourriture nutritive et abordable financièrement. C’est ce qu’a démontré le projet Livewell for Life, une étude co-construite par le WWF et Friends Of Europe et soutenu par le Programme Life+ de la Commission européenne. Cette recherche menée sur 3 pays à la fois (France, Suède, Espagne) a permis d’aboutir à des recommandations bien précises, notamment la nécessité de réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de la chaîne alimentaire et celle d'offrir une alimentation moins riche en produits gras et sucrés afin d’améliorer la santé des populations.
Source : https://www.scoop.it/t/ciheam-press-review et www.wwf.fr