RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Cette déforestation s’explique par la forte augmentation des feux de forêt en 2015 et 2016. La responsabilité de l’agriculture et de l’activité minière est également soulignée.
Cette perte a ainsi atteint un niveau record de 29,7 millions d’hectares, selon des estimations publiées fin octobre par le Global Forest Watch (GFW). Ce bond de 51 % en un an s’explique surtout par les nombreux incendies ayant sévi dans le monde l’an dernier. Les récents brasiers en Californie et au Portugal devraient hisser 2017 vers un nouveau record de forêts détruites.
Outre les incendies, la déforestation liée à l’agriculture, la coupe de bois et l’activité minière ont également contribué à l’importante réduction des forêts en 2016.
La forte augmentation des feux de forêt en 2015 et 2016 est l’une des conséquences du courant cyclique chaud du Pacifique El Niño, le second plus intense jamais enregistré, qui a créé des conditions très sèches dans les Tropiques. Il a aussi joué un rôle dans les forêts boréales et tempérées.
Selon le GFW – un partenariat de surveillance des forêts lancé par l’organisme de recherche World Resources Institute –, le changement climatique accroît aussi l’intensité et le coût des feux de forêt.
La plus grande proportion tous pays confondus et près de la moitié des forêts calcinées dans toute l’Union européenne. Selon le rapport, la prévalence d’eucalyptus – qui brûlent facilement – combinée à une mauvaise gestion des sols et au manque de mesures de prévention comme des coupe-feu expliquent ce bilan.
Les incendies de forêts et la déforestation peuvent entraîner une hausse des morts prématurées, des maladies et avoir un impact économique très négatif, prévient le rapport, soulignant qu’ils peuvent aussi affecter les sources d’eau, la biodiversité et libèrent d’énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.
source : lemonde.fr