RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Les activités humaines se sont tellement étendues qu’elles perturbent désormais 87% des eaux océaniques, selon la première étude systémique, publiée le 26 juillet dans la revue Current biology. Les derniers espaces préservés des activités humaines risquent en effet de disparaître d’ici 50 ans, selon cette étude mondiale. Les chercheurs des universités du Queensland (Australie), de Colombie-Britannique (Canada), et de Californie et d’Hawaï (Etats-Unis) se sont, en tout cas, entendus sur une définition. Une zone marine sauvage affiche un impact très faible (moins de 10%) à 15 facteurs anthropiques, dont la pêche des espèces démersales et pélagiques, la pêche artisanale, le transport maritime, la présence d’espèces invasives, la pollution organique et par les nutriments, la pollution lumineuse, les anomalies des températures de surface, l’acidification de l’océan ou encore la montée des eaux liée au réchauffement.
Après avoir cartographié 16 espaces maritimes, ils ont localisé seulement 13,2% des eaux océaniques répondant à ces critères. Soit une superficie d’environ 55 millions de kilomètres carrés. Les zones préservées sont majoritairement situées en haute mer, dans l’hémisphère Sud, et autour des pôles. Ainsi 26,9% des eaux froides du Sud sont préservées, contre 0,3% seulement pour celles de l’Atlantique Nord tempéré. Ce résultat montre l’urgence de conclure rapidement le traité visant la protection de la biodiversité en haute mer, dont les négociations vont officiellement démarrer en septembre à l’ONU. Les espaces sauvages relevant de zones économiques exclusives sont surtout situées en Arctique (6,9 Mkm2) et autour des îles du Pacifique (2,7 Mkm2), en raison du barrage formé par la glace et d’une faible présence humaine. Non seulement, les espaces préservés sont réduits à peau de chagrin mais ils sont de surcroît peu protégés. L’étude révèle que 4,9% d’entre eux (2,67 Mkm2) sont couverts par une aire marine protégée (AMP), alors que les menaces se font de plus en plus fortes, sous le coup des technologies plus performantes du transport maritime. Ces zones sauvages pourraient bientôt disparaître, y compris les zones autrefois recouvertes par la glace à cause du réchauffement climatique.
Source : http://www.journaldelenvironnement.net
Après avoir cartographié 16 espaces maritimes, ils ont localisé seulement 13,2% des eaux océaniques répondant à ces critères. Soit une superficie d’environ 55 millions de kilomètres carrés. Les zones préservées sont majoritairement situées en haute mer, dans l’hémisphère Sud, et autour des pôles. Ainsi 26,9% des eaux froides du Sud sont préservées, contre 0,3% seulement pour celles de l’Atlantique Nord tempéré. Ce résultat montre l’urgence de conclure rapidement le traité visant la protection de la biodiversité en haute mer, dont les négociations vont officiellement démarrer en septembre à l’ONU. Les espaces sauvages relevant de zones économiques exclusives sont surtout situées en Arctique (6,9 Mkm2) et autour des îles du Pacifique (2,7 Mkm2), en raison du barrage formé par la glace et d’une faible présence humaine. Non seulement, les espaces préservés sont réduits à peau de chagrin mais ils sont de surcroît peu protégés. L’étude révèle que 4,9% d’entre eux (2,67 Mkm2) sont couverts par une aire marine protégée (AMP), alors que les menaces se font de plus en plus fortes, sous le coup des technologies plus performantes du transport maritime. Ces zones sauvages pourraient bientôt disparaître, y compris les zones autrefois recouvertes par la glace à cause du réchauffement climatique.
Source : http://www.journaldelenvironnement.net