RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
En 2015, les Nations unies ont fixé comme objectif pour 2030 l’accès de tous et toutes à un service d’eau et d’assainissement géré en toute sécurité. Pour le volet de l’eau potable, il s’agit d’un service à domicile, continu et de qualité. Or selon l’OMS 2,1 milliards de personnes n’ont pas ce niveau de service aujourd’hui. Parmi ces 30% de la population, les disparités sont très fortes, parfois entre quartiers d’une même ville. Quant à la question de l’assainissement, incluant par exemple les toilettes à domicile, ou la gestion des eaux usées, ce sont 4,5 milliards de personnes qui ne bénéficient pas d’un service sécurisé. A l’échelle mondiale, l’accès à l’eau progresse. Mais les objectifs n’ont pas été atteints dans certains pays du sud. Parfois on parle de «stress hydrique», dans d’autres cas de «pénurie», comme en Jordanie où il y a vraiment un manque d’eau : 135 m3 par habitant et par an contre 2 500 m3 en France. Il faut alors préserver la ressource locale et bien la gérer : améliorer la gestion des réseaux existants, réduire les fuites, ne pas polluer, assainir, traiter et réutiliser les eaux usées, sensibiliser les ménages…
L’accès à l’eau représente un enjeu majeur en termes de santé, de dignité et de lutte contre les inégalités. La consommation d’une eau de qualité alliée à une hygiène de proximité permet par ailleurs d’améliorer sensiblement les risques liés aux maladies hydriques, comme les diarrhées ou le choléra, qui sont la deuxième cause de mortalité infantile. Dès qu’il y a une discontinuité de service, on observe une recrudescence des épidémies de choléra par exemple. La croissance démographique est importante et va continuer, en particulier en milieu urbain dans les pays du sud. Donc la demande en eau va croître. En parallèle, le niveau de vie augmente : on consomme plus, plus de produits industriels, plus de viande… Rappelons que le plus gros consommateur d’eau, c’est l’agriculture, qui représente 70% des prélèvements. De plus, les effets du changement climatique sont considérables et créent des tensions très importantes : augmentation des sécheresses, eutrophisation, salinisation avec la montée des eaux de mer, événements pluvieux violents… tout cela a un impact. La pollution est aussi un réel sujet : 80% des eaux usées dans le monde sont rejetées sans traitement ! L’assainissement de l’eau est donc une priorité.
Il va y avoir des tensions sur cette ressource par endroits. Parfois dans le périmètre national, entre les usagers : entre agriculteurs et consommateurs par exemple. Il faut donc travailler en amont à une bonne répartition entre les différents usages. Dans d’autres cas, la ressource se répartit entre plusieurs pays, comme le fleuve Sénégal ou le fleuve Niger. Il est alors important d’organiser en amont une bonne connaissance de la ressource puis de planifier ce qui doit être consacré à l’irrigation, à la production hydroélectrique, à l’eau potable… Les pays doivent s’accorder sur des schémas directeurs de gestion des eaux afin d’éviter les conflits.
Source : www.liberation.fr
L’accès à l’eau représente un enjeu majeur en termes de santé, de dignité et de lutte contre les inégalités. La consommation d’une eau de qualité alliée à une hygiène de proximité permet par ailleurs d’améliorer sensiblement les risques liés aux maladies hydriques, comme les diarrhées ou le choléra, qui sont la deuxième cause de mortalité infantile. Dès qu’il y a une discontinuité de service, on observe une recrudescence des épidémies de choléra par exemple. La croissance démographique est importante et va continuer, en particulier en milieu urbain dans les pays du sud. Donc la demande en eau va croître. En parallèle, le niveau de vie augmente : on consomme plus, plus de produits industriels, plus de viande… Rappelons que le plus gros consommateur d’eau, c’est l’agriculture, qui représente 70% des prélèvements. De plus, les effets du changement climatique sont considérables et créent des tensions très importantes : augmentation des sécheresses, eutrophisation, salinisation avec la montée des eaux de mer, événements pluvieux violents… tout cela a un impact. La pollution est aussi un réel sujet : 80% des eaux usées dans le monde sont rejetées sans traitement ! L’assainissement de l’eau est donc une priorité.
Il va y avoir des tensions sur cette ressource par endroits. Parfois dans le périmètre national, entre les usagers : entre agriculteurs et consommateurs par exemple. Il faut donc travailler en amont à une bonne répartition entre les différents usages. Dans d’autres cas, la ressource se répartit entre plusieurs pays, comme le fleuve Sénégal ou le fleuve Niger. Il est alors important d’organiser en amont une bonne connaissance de la ressource puis de planifier ce qui doit être consacré à l’irrigation, à la production hydroélectrique, à l’eau potable… Les pays doivent s’accorder sur des schémas directeurs de gestion des eaux afin d’éviter les conflits.
Source : www.liberation.fr