RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Les élections législatives du 6 octobre prochain, constituent une occasion pour changer et réformer le secteur agricole dans le gouvernorat de Nabeul, selon des opérateurs de ce secteur dans la région.
Dans ce gouvernorat, qui fournit 15% de la production nationale agricole, les agriculteurs sont confrontés à une multitude de problèmes, ce qui a incité plusieurs d’entre eux a déserté le secteur, compte tenu de l’absence d’une volonté politique ferme et d’une vision claire de la réforme de l’agriculture, estime Slah El Bey, agriculteur.
Les revendications des habitants de la région relatives au développement et à la promotion du secteur agricole au vu de ses potentialités en matière de production et d’emploi, “relèvent jusqu’à présent du rêve”, a-t-il dit à l’Agence TAP.
El Bey qui exerce à Dar Chichou, a attiré l’attention sur le problème de manque de l’eau d’irrigation et de la propagation du sanglier à Menzel Belgacem et Beni Malek à Haouaria, où il attaque les fermes et menace leurs récoltes de cacahuètes.
Maitriser la programmation de la production entre les agriculteurs et les industriels
Quant aux producteurs des tomates, ils sont confrontés aux problèmes croissants dus à l’absence de programmation préalable de la production par les producteurs et les industriels, d’après Mohamed Ben Hassen, agriculteur à Karaat Sassi (Korba).
Les gagnants des élections sont appelés à assurer la pérennité du secteur stratégique aux niveaux social et économique à travers une bonne programmation de la production avant le démarrage de la saison, a-t-il dit précisant que cette programmation doit prendre en compte les besoins du marché et éviter la marginalisation dans la transformation.
Il a également appelé à renforcer le contrôle aux niveaux des pépinières et obliger leurs propriétaires à respecter le cahier de charge précisant que des défaillances relatives à la qualité des plants ont été enregistrées les années précédentes ce qui a donné lieu à des pertes pour les agriculteurs.
Le prochain parlement est appelé à concevoir une politique agricole efficiente pour surmonter les difficultés actuelles, a estimé de son coté Kamel Rifaay, cultivateur à Oued Khatef (délégation de Kelibia), soulignant l’importance du soutien de l’Etat aux agriculteurs d’autant que le coût de production et des intrants est en hausse continue ce qui a aggravé l’endettement des agriculteurs.
A cet égard, les producteurs de fraises, dont 95% de la production nationale provient de Nabeul de la hausse des coûts de productions d’environ 15%, en raison de la hausse des prix des plants importés, a affirmé pour sa part le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Korba Moez Chaouch.
L’agriculteur place de grands espoirs dans l’adoption de mécanismes d’affermissement du contrôle des plants importés et dans le renforcement de l’industrie de transformation, par les futures députés a-t-il noté appelant à placer les fraises parmi les produits stratégiques vu son rôle dans la dynamisation de l’activité économique dans la région.
Le gouvernorat de Nabeul occupe le 1er rang à l’échelle nationale, dans la production des fraises, des épices, des agrumes, et des vignes de transformation.

Source : www. africanmanager.com