RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

La fermeture des frontières liée à la crise du coronavirus fait craindre une pénurie de main d’œuvre dans le secteur des fruits et légumes. En Espagne, les premières fraises sont mures, mais moins de la moitié des 19 000 marocains attendus ont pu franchir le detroit de Gibraltar. Le problème va s'amplifier avec l'arrivé à maturité de certains fruits à noyaux et d'agrumes.

 Les marocains manquent à l'appel, tout comme les polonais, les roumains ou encore les bulgares. Or, le ramassage des fruits et légumes ne peut être reporté. Les toutes puissantes fédérations agricoles de la région de Huelva, à l'ouest de Séville, tirent déjà la sonnette d'alarme et demandent l'ouverture des frontières pour les saisonniers. Sans succès pour l'instant. Il semble de plus en plus probable qu'une partie des récoltes ne sera pas ramassée.

Cette problématique se pose également en France et dans beaucoup de pays d'Europe de l'ouest. En France, la récolte des asperges a commencé et celle des fraises ne saurait tarder. Or elles sont en partie assurées par des saisonniers venant du Maghreb, des pays de l'Est et de Turquie.

Dans un communiqué commun, trois structures européennes, FoodDrinkEurope (association européenne des industries d'alimentation et de boissons), Copa-Cogeca (syndicat agricole) et la CELCAA (association européenne des négociants du secteur agro-alimentaire) constatent des « perturbations sévères ». Les marchandises périssables passent difficilement les frontières et la main d’œuvre reste bloquée. Elles alertent les autorités européennes et avertissent que leur « capacité à fournir de la nourriture à tous va dépendre de la préservation du marché unique européen ».

Source : https://www.econostrum.info/