RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Grand bénéficiaire de marchés financiers qui affichaient une forme insolente hier, le colza qui progressait nettement dans le sillage du pétrole et du palme.
Les cours du blé cédaient quant à eux du terrain alors que le déficit hydrique revient sur le devant de la scène sur une grande partie de l’Europe. La demande sur la scène internationale se montre actuellement peu dynamique pour la nouvelle campagne. Sur la campagne 2019/2020, l’UE a cependant exporté 30.26 millions de tonnes de blé au 17 mai, en progression de 64 % par rapport à l’an passé. Quasi même progression sur les exportations d’orges affichées au 17 mai à 6.64 millions de tonnes contre 4.03 l’an passé à date.
MARS, le service de prévision européen, affiche une estimation de rendements en blés tendres pour l’UE à 5.72 t/ha contre 5.87 estimés le mois dernier, ce qui est inférieur de - 4.7 % par rapport aux rendements de l’an passé. Le rendement en orges d’hiver est estimé à 5.63 t/ha contre 5.92 estimés le mois dernier, prenant en compte la dégradation de l’état des cultures. Même dégradation en colzas affichés à 2.95 t/ha contre 3.14 encore estimés le mois dernier, soit un repli de - 4.4 % par rapport à la moyenne des rendements sur 5 ans.
La Chine a mis en place ses menaces en taxant les importations d’orges origines australiennes à hauteur de 80.5 %. A l’origine de ces disputes, l’Australie accusée de dumping et de subventionner ses exports d’orges.
Les marchés américains, nouveau repli des cours du blé sur Chicago hier, les cours venant ainsi tester les zones support majeures des 5.00 usd/boisseau. A l’origine de ce repli, mais surtout un manque d’activité à l’export pour les origines américaines.
Les semis de maïs progressaient rapidement estimés réalisés à hauteur de 80 % contre 67 % semaine passée et 71 % à date sur une moyenne 5 ans. Idem en soja avec des semis réalisés à hauteur de 53 % contre 38 % semaine passée et à comparer à une moyenne 5 ans à date de 38 %.Le soja trouve du soutien dans la demande chinoise, avec un retour des achats sur les origines USA, qui restent néanmoins bien inférieurs à l’avant crise géopolitique et sanitaire.
Les inspections à l’export étaient conformes aux attentes en blé et sur le haut de la fourchette des attentes en maïs.Les fonds se montraient hier nets acheteurs pour 3 500 lots de maïs et 6 000 lots de soja. Ils étaient nets vendeurs pour 2 500 lots de blé.
Pour le marché mer Noire, les producteurs ukrainiens ont semé en ce printemps 14.1 Mha sur les 15.5 Mha anticipés. Reste ainsi seulement 10 % de la surface couverte par des cultures de printemps à finir de semer. Seuls 500 000 ha de tournesol, 400 000 de maïs et 300 000 ha de soja attendaient encore le passage du semoir à la fin de la semaine passée. En Russie, les producteurs avaient semé, en date d’hier 34.3 Mha contre 32.1 Mha l’année passée, et ce toutes cultures confondues.
Source : http://www.agritel.com/fr/