RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Les marchés ont nettement progressé ces deux derniers jours, principalement en céréales, dans un contexte de craintes de plus en plus avérées de déficit hydrique sur une grande partie de l’Europe. Sur le bassin mer Noire c’est la Roumanie et le sud Ukraine qui sont les plus impactés à ce jour par ce déficit hydrique. Les fortes températures de ces derniers jours accentuent le risque d’une dégradation du potentiel des cultures d’hiver, et ne sont pas favorables également au développement des cultures de printemps.
Les cours du maïs progressent également sur ces deux derniers jours, conséquence du déficit hydrique, alors qu’en Ukraine les perspectives de récolte demeurent très abondantes, les grandes zones de production dans le pays ayant eu la pluviométrie nécessaire, à l’opposé du sud du pays.
Le colza a bénéficié en début de semaine d’un net rebond des cours du pétrole, mais seule ombre au tableau actuellement, une nouvelle dégradation des relations sino américaines qui pourraient impacter la croissance économique donc peser à nouveau sur les cours du pétrole.
Les marchés américains, repli des cours du soja hier dans un contexte de nouvelles dégradations des relations économiques entre la Chine et les USA. Alors que l’on constatait un retour des achats chinois sur les origines américaines, le regain de tension refait surgir le doute sur le respect de l’accord signé entre les deux géants en début d’année.
La hausse des températures et des pluies sur la corn belt limite le potentiel de hausse des cours du blé et du maïs. Les inspections à l’export cette semaine s’affichent à 884 200 t, dans la fourchette des attentes. Chiffre également honorable en soja, conséquence des derniers achats chinois.
Pour le marché mer Noire, en Ukraine, le président Zelensky a signé une loi qui permettra un retour de la TVA sur les opérations exports en soja, quel que soit le profil de l’exportateur (producteur ou trader). Depuis le 1er septembre 2018, en soja, seuls les producteurs pouvaient prétendre au retour de la TVA dans le cadre des opérations exports. Un système identique était en passe d’être mis en place pour le colza. Cette signature garantit la continuité du système actuel également pour cette culture.

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