RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE
Face à l’envolée des prix des céréales, causée par le conflit russo-ukrainien, la France a lancé l’idée d’une initiative pour la sécurité alimentaire dans les pays les plus vulnérables, lors du sommet du G7 à Bruxelles la semaine dernière, pour éviter une crise alimentaire mondiale semblable à celle de 2008. Il s’agit maintenant pour Paris de convaincre les États qui pèsent sur le marché international des céréales, à ne pas jouer cavalier seul.
Avec Farm (pour « Food and Agricultural Resilience Mission »), les Européens entendent lutter contre la spéculation sur les marchés internationaux en pleine flambée des cours, et en particulier à l'opacité sur les stocks mondiaux, dont la libération permettrait de satisfaire les besoins.
La France tente de mettre tous les grands pays consommateurs et producteurs de céréales autour de la table, pour éviter une crise alimentaire massive. La priorité ? Ne pas rajouter de tensions supplémentaires à un marché des céréales déjà très perturbé par le conflit en Ukraine.
Éviter un repli alimentaire
Il s’agit de convaincre les États de ne pas trop stocker, de ne pas limiter leurs exportations – c’est ce qui avait provoqué la crise de 2008, mais au contraire, quand ils le peuvent, de produire plus et d’orienter cette offre supplémentaire vers les pays qui en auront le plus besoin, à travers les appels d’offres ou à l’aide du Programme alimentaire mondial.
Les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Conseil de l’Union européenne, la présidence de l’Union africaine, le Royaume Uni, le Japon sont montés à bord de la coalition proposée par la France. Mais l’Elysée confie que FARM ne produira ses pleins effets que si l’Inde et la Chine, qui ont d’énormes stocks de céréales, s’arriment à l’initiative.
Les prochaines réunions de la FAO et les assemblées générales de la Banque mondiale et du FMI, dans les semaines qui viennent, seront un bon test.
source:www.rfi.fr